‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 235 sur 270 · TiiÉODOnE Stud., col · texte numérisé non relu

TiiÉODOnE Stud., col

*. Vit. I Stephani Jitn., col. 1169", 1180*; Mart. Pauli Caium , n. 2.

5. Chronograph.j a. 623i, CiîiT, 6259, 6267; Vit. I stephani Jun., col 1133^

le meilleur de leur temps àFliippodrome et au théâtre ''. Sans être aussi criants que sous Constantin V, les scandales continuent à la cour durant la seconde moitié du IX® siècle. Michel P' se respecte, il est vrai, et aussi Théophile ; mais n'est-ce pas Michel II qui partage son trône avec une princesse enlevée du cloître? Avant Michel II, la passion d'un stratège pour une jeune fille devenue religieuse a comme conséquence l'exil de saint Euthyme de Sardes; sous Michel II, la même passion chez un turmarque a pour résultat d'ouvrir la Sicile aux Arabes ^.

§ 30. — L'esprit de foi.

Mais ces tares, si graves soient-elles, ne signifient pas que la foi ne pénètre plus les âmes; elles prouvent seulement que le christianisme byzantin, déjà très inconséquent aux époques précédentes, le devient de plus en plus et que, faute de l'énergie requise pour faire les consciences toutes d'une pièce, il ne peut doter d'unité morale ni la vie de la société ni la vie des individus.

Les princes les moins recommandables eux-mêmes sont des croyants. Cela est vrai de Nicéphore P'' qui respecte le droit d'asile des églises^ au moment même où son avarice les dépouille d'une partie de leurs biens. Cela est vrai surtout des empereurs iconoclastes, car ces persécuteurs ne bouleversent et torturent la chrétienté qu'au nom du Christ. Constantin V, celui d'entre eux que ses hérésies multiples feraient prendre pour le plus sceptique des hommes, Constantin V atteste son véritable état d'âme dans les terreurs et les

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