‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 237 sur 270 · Vit. I Stephani Jun., col. llOi" ; Vil. Davidis, n · texte numérisé non relu

Vit. I Stephani Jun., col. llOi" ; Vil. Davidis, n

explique pourquoi la milice monastique fait des recrues, et beaucoup, même aux jours où le monachisme est traqué de toute part. C'est de même par la foi seule que l'on comprend comment Stoudion arrive à grouper jusqu'à 1.000 religieux^, car des postulants d'ordre vulgaire iraient n'importe où plutôt que de frapper à cette porte derrière laquelle saint Théodore, l'austère hégoumène, impose tant de travail et de régularité. Et seule aussi la foi rend compte du récent usage où sont les séculiers de revêtir l'habit monastique sur leur lit de mort 2, car à cette heure dernière, aucun motif inavouable n'existant plus de se faire moine, la seule chose que l'on demande à la vêtare, c'est d'agir en nouveau baptême et d'effacer d'un seul coup tous les péchés de la vie ^.

§ 31. — Œuvres de bienfaisance.

Une autre manière existe par où les Byzantins de l'époque attestent leur foi : c'est le zèle qu'ils mettent à secourir le Christ dans ses membres souffrants ou besogneux.

Ici, lorsqu'ils sont orthodoxes, les empereurs donnent l'exemple, sauf pourtant Nicéphore P', cet ancien ministre des finances pour qui régner consiste à ramasser des trésors. Quelle différence avec Irène qu'il a détrônée ! Irène ne lui a pas appris à porter la main sur les œuvres pies'* ; elle n'a songé, au contraire, qu'à diminuer le poids des impôts, qu'à doter les établissements charitables, et tous les gens privés d'asile, vieil-

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