‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 238 sur 270 · Chronograph., a · texte numérisé non relu

Chronograph., a

îards, étrangers et pauvres, trouvent un abri dans les fondations de sa munificence ^ On voudrait pouvoir en dire autant des souverains iconoclastes. Mais, de tous, Théophile paraît être le seul qui comprenne son devoir : le jour où il veut assainir un des quartiers les plus infâmes de la capitale, il y construit un hôpital pour les malades étrangers ^.

L'épiscopat se comporte comme la cour. Si, après la génération encore orthodoxe qui voit saint André de Crète fonder un hospice de vieillards', la générosité épiscopale subit tout à coup une éclipse, elle brille d'un nouvel éclat avec les contemporains de saint Taraise et de saint Nicéphore. Est-il un héros de l'iconophilie qui ne soit en même temps un héros de la charité? Taraise, tout le premier, affecte plusieurs salles du patriarcat aux pauvres qu'il entend nourrir; outre ses aumônes journalières, il a une liste nominale de nécessiteux qui touchent une sorte de pension mensuelle ; durant l'hiver, il distribue des vêtements chauds avec d'épaisses couvertures de laine; le jour de Pâques, en sortant de Sainte-Sophie, il réunit tous les indigents de la cité et leur donne à chacun un verre de vin^. En Bithynie, pour nous en tenir à cette province, Pierre de Nicée et Théophylacte de Nicomédie rivalisent de dévouement. Pierre, grand restaurateur d'églises, répand d'autre part d'inépuisables secours en argent ^. Théophylacte bâtit l'hôpital des saints Cosme et Damien qu'il dote des lits et des meubles nécessaires : non content de lui assurer médecins et serviteurs, non content de régler mensuellement ses frais d'entretien, il va chaque jeudi soir passer la nuit dans la chapelle

i. Vit. Nicctœ Med., n. 30; Tiikodorf. Stid., col. 9-29 933.

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