‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 239 sur 270 · TUKODOIVE StI'D., col. Ii{ll · texte numérisé non relu

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des anargyres et, le lendemain, ceint d'un tablier, il ménage les douceurs d'un bain à ses chers malades, les lavant lui-même, lépreux et autres, de ses propres mains ^ .

Comme leurs pasteurs, les fidèles agissent avec la générosité la plus louable. Offrent-ils un festin, la coutume veut qu'ils mettent de côté un tonneau de vin pour les pauvres. Inaugurent-ils une église, la règle est qu'ils fassent largesse aux malheureux. Des hommes d'œuvres se font mendiants pour autrui : l'un d'eux, à Thessalonique, reçoit un jour trois porcs gras à distribuer entre ses protégés^. L'héroïsme de la charité va plus loin chez certaines femmes, chez cette Théoctiste par exemple qui forme sa fille à panser les ulcères et les plaies. D'ailleurs, toujours accueillante et bonne, cette maîtresse de maison veut que la table de la famille ait place, surtout les jours de fête, pour les veuves et les orphelins, pour les étrangers et les indigents, pour les infirmes et les vieillards, pour les lépreux même ^. Et qui dira les généreuses folies par où son contemporain saint Philarète acquiert, durant la seconde moitié du viii^ siècle, le glorieux surnom d'aumônier? Propriétaire terrien en Paphlagonie, où il connaît successivement l'opulence et la misère de Job, patrice à Constantinople, où Constantin VI vient d'épouser sa petite-fille, Philarète ne sait que donner, et son esprit imagine chaque jour quelque nouvelle industrie pour forcer à l'aumône tous ceux qui l'entourent. Où qu'il aiUe, un serviteur l'accompagne, porteur de trois bourses pareilles qui renferment, l'une de l'or, l'autre de l'argent, la troisième du billon, et sa main puise au

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