Théodoue Stud., col. 888»», SSO
A LA MORT DE SAIiNT METHODE. 327
hasard dans l'une des trois, afin de laisser à Dieu le soin de proportionner le secours au besoin K Car il existe des faux pauvres, des mendiants de profession qui se sont enrichis en tendant la main et qui, toujours couverts de haillons, continuent par avarice à tendre la main 2.
Ce dernier fait, en nous montrant le métier de mendiant très lucratif, témoigne assez en faveur de la charité byzantine. D'ailleurs, elle se préoccupe des pauvres même après leur mort, cette charité : saint Théodore Studite fixe en effet que son monastère devra concourir à l'ensevelissement de leurs cadavres, en fournissant linceuls et lieu de sépulture, et concourir aussi à la délivrance de leurs âmes, en célébrant deux services pour elles chaque année ^.
Il est inutile de reparler des œuvres officielles de bienfaisance, des établissements publics, qui répondent, comme aux époques précédentes, à toutes les nécessités. Disons seulement que leurs directeurs ne sont plus toujours des membres du clergé. On connaît, par exemple, un Léon, fonctionnaire civil et père de famille, qui remplit la charge d'orphanolrophe '.
^ 32. — La prière.
Comme la bienfaisance et plus encore, la prière emplit de ses pratiques la vie byzantine tout entière. Est-il un seul genre de dévotion en usage dans des couvents qui n'ait envahi la société laïque? Si les communautés recourent parfois à des supplications extra-