Chron. etr*'., l. I, p. 203-2(>5 ; ROC, t. VII, p
grec, les couches populaires de langue syriaque épandues à l'est de la Méditerranée?
C'est parce qu'il est compris en des limites étroites et sans ildèles nombreux que le patriarcat de Jérusalem échappe à l'infection euty chienne. Son clergé réuni en synode confirme le 19 septembre 536 les décisions conciliaires prises à Constantinople au mois de mai de la même année et sanctionnées par le décret impérial du 6 août^ Si, avant comme après, plusieurs de ses évoques, plusieurs de ses moines surtout, communiquent dans l'erreur avec leurs voisins d'Egypte et de Syrie, l'influence impériale s'y maintient du moins assez forte pour éviter tout dédoublement du siège patriarcal et de la haute hiérarchie
§ 15. — Première condamnation de l'origénisme.
Il faut aussi l'intervention de Constantinople pour assoupir les querelles origénistes rallumées sous Justin I" au sein du monachisme palestinien.
La lutte au début se traduit par un chassé-croisé de moines que les supérieurs de laures et de couvents, les uns amis d'Origène, les autres non, expulsent ou attirent tour à tour, par un chassé-croisé d'hégoumènes aussi que leurs propres sujets mettent à la porlo de chez eux. En 531, durant son voyage à la cour, saint Sabas n'obtient rien contre les admirateurs exagérés du grand Alexandrin, rien contre Nonnos ni contre Léonce de Byzance qui ont mis la main sur la Nouvelle Laure en 520. Au contraire, quand ils se rendent à Constantinople pour le concile de 536, les origénistes Domitien et Théodore Askidas réussissent au delà de