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\. Théod. Stud., 100'», 1003.
ordinaires pour forcer la main de Dieu ^ , les familles aussi connaissent cette prière intense; si les hégoumènes demandent parfois certaines faveurs à tel ou tel saint du paradis sous peine de lui supprimer la lampe qui brûle devant son image ^, les fidèles aussi font usage de cette prière naïve. Comme l'ermite Joannice, les gens du monde savent prier les bras en croix et, sans peut-être s'imposer les deux mille prostrations quotidiennes de l'ermite Christophore, ils n'en multiplient pas moins ces pénibles génuflexions que l'on appelle des métanies ^. A défaut d'une prière prolongée, le signe de la croix précède tous leurs actes : ils ne prendraient pas une bouchée de pain ou une gorgée d'eau sans faire ce signe au préalable, une fois au moins et souvent trois fois ^*.
La prière chez les Byzantins prend volontiers la forme du vœu, surtout lorsqu'il s'agit d'éloigner une maladie, un danger, une affliction. On voit des enfants voués à la vie religieuse dès leur bas âge, parfois même avant leur naissance. Et de pareils vœux ne vont pas sans de graves inconvénients. Ainsi, par exemple, cette fiancée regrette, une fois son fiancé guéri, le vœu de virginité qu'elle a fait en le voyant près de mourir, et ce père voudrait bien marier, en lui substituant une cadette, la fille aînée qu'il a promise à Dieu alors que son foyer était sans berceau ^.
Prodigue de manifestations extérieures et de vœux, la piété byzantine se plaît moins à creuser les profondeurs de l'oraison mentale. Les saints, évidemment, savent méditer : Jean de Gothie, Eustrate des Agaures,