‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 245 sur 270 · Vit. Theodori Edess., n. 76; Tiikod. Stud., col · texte numérisé non relu

Vit. Theodori Edess., n. 76; Tiikod. Stud., col

3. Chronic. paschale, col. 989"; cf. Miracul. Virg. Khozib., n. 5. k. Théod. Stud., col. 1688, 1689; BnioHTMAN, p. 315-352.

Vêtu des ornements liturgiques, le prêtre inaugure la première partie par le trisagion, le tropaire du jour, une courte invocation et la prière de l'encens. Il encense l'autel en disant VEùlo^fitoq. A la suite de cette acclamation initiale, qui est de rigueur au début de tout office autre que la messe, le chœur entonne le psaume CIIl, prélude ordinaire des vêpres. Une collecte suit. Celleci terminée. Tanagnoste commence la lecture des psaumes CXIX-CXXXIII, c'est-à-dire des quinze psaumes anabathmiques ou graduels qui se divisent en trois groupes. Delà prothèse où il s'est rendu pour réciter le psaume L et disposer le pain consacré, le célébrant répond à chaque antiphone de l'anagnoste en répétant tout haut la petite collecte.

La deuxième partie de la cérémonie s'ouvre sur les psaumes ordinaires des vêpres. Tandis qu'on les psalmodie, en y intercalant les tropaires du jour, Tofliciant procède à l'encensement du sanctuaire et de toute l'église. Puis, a lieu la petite entrée, qui s'effectue avec l'encensoir, mais sans l'évangéliaire. Puis, l'ambon retentit des leçons scripturaires destinées à remplacer l'épître et l'évangile. Puis, l'assistance tombant à genoux, le prêtre chante le KaxetjôuvÔTÎTw avec ses stiques et récite la prière des catéchumènes.

Durant les deux prières des fidèles, qui marquent le commencement de la troisième partie, l'assistance continue de se tenir à genoux. Elle se lève pour entonner le tropaire de Sergius et suivre des yeux la grande entrée au cours de laquelle on porte le pain consacré de la prothèse à l'autel. Ce pain, sur l'autel, reste caché sous le voile dénommé aër qui le recouvre. 11 reste de la sorte durant la prière d'avant le Pater, durant l'oraison dominicale, durant le souhait de la paix et l'inclination des têtes, même durant l'élévation. A celle-ci succèdent la fraction du pain, dont une par-

celle est déposée dans le vin non consacré du calice, et la communion du célébrant, qui récite tout aussitôt la postcommunion. Après quoi viennent l'appel du peuple à la table sainte, la communion des fidèles, la bénédiction donnée par le prêtre, le congé signifié par le diacre, enfin Foraison de derrière l'ambon, et la messe est terminée.

Telle est, vers l'an 800, la liturgie des présanctifiés. A la môme date, la liturgie ordinaire se distingue assez peu dans ses grandes lignes de ce qu'elle était cent ans plus tôt, assez peu aussi de ce qu'elle restera une fois définitivement arrêtée, et il doit suffire d'en indiquer sommairement l'économie générale.

§ 38. — La messe ordinaire.

D'abord, les préliminaires : à la sacristie, préparation des oblats, excessivement courte encore ; au cliœur, récitation des psaumes du jour et de leurs antipliones, à quoi le prêtre s'associe par une oraison spéciale.

Ensuite, la messe des catéchumènes : petite entrée, trisagion, bénédiction par le célébrant du trône où il va s'asseoir, lecture de l'épître et de l'évangile accompagnée de bénédictions et d'acclamations, oraison correspondant à une collecte diaconale, prière pour le renvoi des catéchumènes.

Enfin, la messe des fidèles : première et seconde prière des fidèles, kliéroubikon, grande entrée, prière de l'oblation, baiser de paix, symbole de la foi, début de l'anaphore, sanctus, anaclèse, épiclèse, mémento des morts et des vivants, bénédiction, pater, oraison sur le peuple incliné, élévation, fraction et commixtion de l'hostie, infusion de l'eau chaude, communion du clergé et du peuple, action de grâces, congé des fi-

dèles, prière de derrière l'ambon, prière finale à la sacristie.

Dans le manuscrit des environs de Tan 800 qui nous l'a conservée, cette liturgie porte le nom de saint Basile queFOrient lui donnait déjà dès 520. Elle est suivie dans le même codex d'une seconde liturgie byzantine complète. Celle-ci, encore anonyme dans le titre, inscrit déjà le nom de saint Jean Chrysostome en tête de trois de ses principales oraisons, et l'Orient l'attribuera bientôt tout entière à cet illustre docteur. Identique à la précédente pour son ordonnance, elle en diffère par les paroles qui varient presque d'un bout à l'autre et présentent, à partir de la grande entrée, une rédaction plus courte ^ .

Au milieu des textes, le manuscrit de vers l'an 800 intercale peu de rubriques. Il mentionne pourtant Veiléton ou corporal qui se déplie sur l'autel tout au début de la première prière des fidèles. De son côté, un des canons venus jusqu'à nous sous le nom de saint Nicéphore insiste sur la nécessité de mélanger un peu d'eau chaude au précieux sang : l'impossibilité de le faire, l'absence absolue d'eau chaude pourra seule dispenser le prêtre de ce %éon 2.

§ 39. — L'excommunication. ]

'i La communion eucharistique entraîne la communion j ecclésiastique et détermine par elle-même, suivant le ministre dont on la reçoit, si l'on appartient à l'Eglise orthodoxe ou à quelque synagogue hérétique : aux hégoumènes iconophiles qui refusent obstinément de signer le formulaire imposé par le conciliabule de 815,

l.BuiGiiTMAN, p. 309-344; Hist.myst.

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