‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 247 sur 270 · I.ThÉOD. Stud., col · texte numérisé non relu

I.ThÉOD. Stud., col

2. Vit. Stephani Jun., col. IIGI"; TuÉoo. Stud., col. HiS», 1205»»>, 1348*, 1541 ^ 1611»», lGi9»^

mais hérétique à Textérieur, n'a pas pris soin de faire acte de catholique avant de mourir : nul ne peut célé^ brer pour lui ni messe, ni pannykhis, ni prière publique d'aucune sorte ; ses parents doivent s'en tenir à des prières privées et à des aumônes ^ .

L'excommunication encourue pour cause d'adhésion réelle ou simulée à l'hérésie garde plusieurs de ses effets même après la conversion des coupables. Ainsi, un orthodoxe ne prendra jamais ses repas avec un ancien iconoclaste si celui-ci ne renonce à bénir la table. Chose plus importante, les prêtres, diacres et lecteurs revenus de l'hérésie ne doivent plus approcher de l'autel pour remplir les fonctions de leur ordre, à moins toutefois qu'ils n'y soient autorisés par un concile ou que la tenue de ce concile reste trop longtemps impossible. Mais ils peuvent, une fois accomplie la pénitence convenable, participer à la communion laïque, et rien ne s'oppose à leur réintégration dans les charges et bénéfices qu'ils occupaient auparavant. En outre, les prêtres convertis peuvent donner la bénédiction que donnent les moines, comme aussi, mais en cas de nécessité seulement, distribuer les saints mystères consacrés par d'autres, conférer le baptême, présider une vêture ou des funérailles, chanter l'évangile à l'orthros, bénir l'eau de l'Epiphanie 2.

La déchéance qui frappe les ministres de l'autel atteint pareillement les édifices du culte chaque fois que les hérétiques y célèbrent la messe. Dans une église ainsi profanée et tant que n'est pas intervenue la cérémonie de la réconciliation, défense est faite aux orthodoxes d'offrir le saint sacrifice, de tenir le chœur, même de prier. A peine leur permet-on, le cas échéant,

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d'aller vénérer le corps d'un saint déposé en pareil lieu ^ .

Le schisme entraîne les mêmes conséquences que l'hérésie 2. 11 faut en dire autant de la violation de certains canons, de celui par exemple qui défend d'étendre aux secondes noces les cérémonies solennelles réservées pour les premières. 11 faut dire la même chose aussi de presque tous les péchés, car il n'est aucune pénitence un peu sérieuse qui ne s'accompagne de l'excommunication.

§ 40. — La pénitence.

La pénitence est requise chaque fois que le chrétien a commis une faute, mais une faute grave. En effet, si dans le domaine des communications avec l'hérésie la moindre peccadille entraîne des conséquences rigoureuses, l'âme byzantine est moins facile à s'émouvoir sur d'autres terrains, sur celui par exemple du mensonge, où les saints eux-mêmes enseignent à cultiver la restriction mentale^. 11 en résulte, que les Byzantins, somme toute, se confessent peu, du moins dans le monde, car pour les couvents, comme l'intérieur d'un religieux ne doit avoir aucun secret pour son hégoumène, la confession confondue avec le rendement de compte s'y pratique très régulièrement.

Est-ce confession, est-ce direction qu'il faut appeler les rapports de conscience entretenus par les simples fidèles avec leurs pères spirituels? Les deux pratiques existent simultanément et presque toujours, comme dans les monastères, elles se confondent. Pourtant les

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