THioD. Stud., col. 1504-IMr
SL Tfl£oo. Stjdd., col. 1054"; Mai, p. i4; Naucrace, col. lS4i«,
elle fera dix prostrations, récitera cinquante fois trois oraisons jaculatoires déterminées et psalmodiera les psaumes VI, XXXVII et L ; enfin, si elle en a les moyens, elle distribuera quarante sous d'argent aux pauvres ^ .
§ 41. ~ Sacramentaux.
A énumérer en détail les diverses pénitences qu'imposent les conducteurs d'âmes on dresserait le catalogue des sacramentaux en usage dans l'Église byzantine.
Le premier de tous est la croix. Les Byzantins en tracent sans cesse le signe sur leur personne et ils en portent fréquemment la reproduction matérielle. L'ermite Joannice, pour l'avoir toujours sous les yeux, en surmonte son inséparable bâton de fer. Les évoques en font précéder leur signature et les empereurs l'envoient aux géaéraux en révolte pour corroborer leurs serments de pardon. Dans leurs œuvres, les artistes la représentent tantôt seule, tantôt accostée de la lance et de l'éponge. La vraie Croix surtout occupe une grande place dans la piété byzantine. Son bois, déclare la légende, fut de trois essences, c'est-à-dire de cèdre, de pin et de cyprès ; sur le grand morceau qu'en possède Constantinople, les amis de Constantin V sont obligés de prêter serment de haine aux images. De toutes petites parcelles détachées jadis du bois sacré se passent de génération en génération en des reliquaires cruciformes d'or ou d'argent que l'on porte au cou. à titre de phylactères, dit saint Nicéphore ^.
i, théodu stud., col. ^24o^ i^m^^, i6i7% le&t».
2. Vit. II Joannicii, n. 2G; Nickpii. Patu,, col. 548^ 431« ; Chronographia, a. 6-257; Dreviar., p. 73; Vit. Theoti. Edess,^ n. 85; Théqik Stud.» col. 1220*».
Après la croix et le signe de la croix, la première place appartient à la métaniey à cette prostration pénible où le front va toucher terre, tandis que tout le poids du corps ne porte que sur l'extrémité des pieds et des mains. En exécutant les divers mouvements de la métanie, on répète telle ou telle formule supplicative dérivée du Kyrie eleisoiiK Ce sera par exemple : « Seigneur, pardonnez mon péché », ou bien : « Seigneur, faites miséricorde à moi pcclieur », ou encore : « Seigneur, ayez pitié de moi gratuitement ».
L'eau bénite est aussi d'un fréquent usage. Celle qu-e Ton prépare le jour de l'Epiphanie jouit d'une estime particulière. Est considérée comme bénite ou tout au moins comme sanctifiée l'eau qui passe par les ustensiles à l'usage des grands serviteurs de Dieu et on l'emploie pour chasser toute sorte de maux, une invasion de sauterelles par exemple. Une eau bénite spéciale, c'est \apomyrisma. On appelle ainsi toute eau versée dans le calice hors le temps de la messe et bue par dévotion. Donner cette eau est le privilège du prêtre ou du diacre, mais on tolère, en Fabsence des ministres réguliers, que la religieuse touche elle-même au vase sacré et s'apomyrise. A côté de cette eau bénite, il faut mentionner Vantidoron. C'est la partie du pain d'autel non utilisée pour la messe et distribuée à l'issue du service liturgique. Saint Grégoire le Décapolite, dans la première moitié du ix® siècle, nous met en présence d'un prêtre qui donne déjà Vantidoron aux fidèles^.
La vertu sanctifiante n'est pas moindre que possède l'huile des lampes allumées devant les icônes et les reliques. Disons, pour citer un fait entre beaucoup d'autres,