Théod. Stid., Mai, p. 53; Vit. Davidis^ n
l'eucharistie et l'extrême-onction. Un peu plus tard, tandis que les siens lui disent leur dernier adieu en lui donnant un baiser, on allume des cierges auprès du lit d'agonie et l'on récite Vamomos, c'est-à-dire le psaume CXVJII. C'est au murmure de celte psalmodie, reprise autant de fois qu'il le faut, que le patient remet son âme entre les mains des anges *.
Les funérailles ont lieu au chant du même psaume, complété d'autres hymnes et d'autres prières. Toujours le cadavre est traité avec les égards dus à l'âme et au Dieu qui l'ont habité. Si étranger soit-il et si pauvre, le chrétien peut mourir sans aucune crainte, du moins à Byzance, car la charité publique ou privée s'empressera de pourvoir à son enterrement. Peut-être n'aurat-il pas une tombe particulière. Mais les moines, sauf à Médikion en Bitliynie, n'ont jamais non plus chacun leur tombe. En tout cas, au cimetière qui l'attend, ses frères dans la foi reposeront seuls à côté de lui ; il y a des charniers ailleurs, au Pélagion par exemple, pour les criminels et les suicidés 2.
La prière qui accompagnera l'indigent au champ des morts, continuera dans la suite à s'intéresser à son âme. N'est-ce pas Stoudion qui célèbre deux messes par an à l'intention des âmes délaissées, la première en septembre, la seconde entre Pâques et la Pentecôte? A plus forte raison ceux qui laissent des parents et des amis sont-ils assurés de suffrages posthumes. Chez les orthodoxes du nord comme chez ceux du sud, chaque anniversaire amène la célébration d'un service liturgique. Mais il s'y ajoute différentes prières et bonnes œuvres : la messe, généralement précédée d'une pannykhis, est presque toujours suivie d'un repas servi
1. THKon. Stud., Cozza Luzi, p. 196; Naucrace, col. 18iî>; Vit. I Theod. ^tud., 11.07.