‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 259 sur 270 · Totn. concil · texte numérisé non relu

Totn. concil

3. D. SEKurvs, dans Comptes rendue de l'Acad. des Inscript. et DcUes- Lettres, 1904, p. 3t>0-3GJ.

Dès avant les quatre productions officielles dont il vient d'être question, les théologiens de l'iconoclasme s'étaient mis à l'œuvre. Saint Jean de Damas, en effet, semble répondre à des ouvrages lancés par les premiers promoteurs de l'hérésie. En tout cas, sous Constantin V, les écrits de cette nature se multiplièrent, et le basileus lui-même ne dédaigna pas d'attaquer personnellement le pouvoir d'intercession que Igs évêques de son propre parti reconnaissaient à la Vierge et aux saints : Nicéphorele patriarche a reproduit une phrase entière de cette œuvre impériale et Théostéricte l'hagiographe nous apprend qu'elle se composait au moins de treize petits sermons. La forme que revêtirent les traités des collaborateurs de Constantin V nous est inconnue. Même le nom de ces collaborateurs nous échappe. Nous connaissons par contre celui d'un théologien de province, Gérontios de Lampe, qui inonda la Crète de ses écrits empoisonnés. Et nous savons aussi que les iconoclastes mirent la poésie au service de leur cause : saint Théodore Studite, en les prenant à partie, a sauvé divers petits morceaux de Jean, de Sergius, d'Ignace et d'Etienne ^

§ 48. — Principaux écrivains orthodoxes.

En face de l'hérésie nouvelle, en face des vieilles hérésies toujours debout, l'Église orthodoxe dressa Germain de Constantinople, Jean de Damas, Théodore de Stoudion et Nicéphore de Constantinople.

Germain de Constantinople n'a pas laissé un bagage littéraire très considérable. Nul ne s'en étonnera si l'on songe que Léon 111, non content de tenir le patriar-

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