‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 26 sur 270 · Vit. Sabœ, n. 84; Vit. Cyriaci, n · texte numérisé non relu

Vit. Sabœ, n. 84; Vit. Cyriaci, n

que celui-ci, d'accord avec ses évêques, lance une lettre synodale contre les propositions erronées d'Origène, Pelage travaille habilement à Constantinople, d'abord auprès du patriarche Menas dont il s'agit de se faire un allié contre Théodore de Césarée, ensuite auprès de l'empereur qu'il faut soustraire aux pernicieuses suggestions de cet origéniste. Le patriarche prête son concours avec empressement, l'empereur finit par ouvrir les yeux, et le mois de janvier assiste à deux actes importants, à la promulgation d'un grand édit et à la tenue d'un petit concile. L'édit est de Justinien en personne, le concile est celui des prélats qui se trouvent de passage à Constantinople. Edit et décret jettent l'anathème au grand docteur alexandrin * .

§ 16. — Affaire des Trois Chapitres.

A Théodore Askidas maintenant de venger Origène en faisant frapper quelque chose qu'il suppose cher à ses ennemis, à Pelage en particulier. Askidas, de concert avec l'impératrice Théodora, représente à Jus^tinien que les monophysites se montreront plus traitables ^ si l'on condamne pour cause de nestorianisme : 1° la personne et les écrits de Théodore de Mopsueste; 2" les écrits de Théodoret de Cyr contre saint Cyrille et le concile d'Ephèse; 3° la lettre d'Ibas d'Edesse à Maris de Hardachir contre le même Cyrille et le même concile. C'est là ce que l'extension d'un mot réservé d'ordinaire à une thèse en forme d'anathème fait appeler les Trois Chapitres. L'empereur, désireux de fa-

i. LinF.RAT, 23; Vit. Sabœ, n. 8u; F. Diekamp, Die origenistischen Streiytigkeiten im sechsten lahrhundert und das fûnfte allgemeine Concil, Mùnsler i. W., 1889.

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