‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 263 sur 270 · P. G., t. C, col · texte numérisé non relu

P. G., t. C, col

3. Byz. Liti., p. 339-347; G. DE BooR, Theophanis chronographia, 2 yoh, LeiDzitj, 1883-1885.

au nombre de vingt-deux et inédits en nombre à peu près égal, le font passer pour le meilleur des liomélistes et des panégyristes byzantins; ses canons, en tête desquels le Grand canon étale ses 250 tropaires, lui valent d'être désigné comme Tinventeur de ce genre. Avec cela, d'ailleurs, André pratiqua aussi la polémique religieuse, témoin son fragment contre les iconoclastes, et il cultiva l'ancienne prosodie, témoin sa pièce de 128 trimètres au clerc Agathon'. Plus jeune d'un siècle, Joseph de Thessalonique semble faire revivre le métropolite crétois : il prononce des homélies dont trois au moins nous sont conservées, il travaille au Triodion avec son frère Théodore et laisse des canons qui se laissent mal distinguer de ceux de Joseph THymnographe, il attaque les briseurs d'images sous Léon V, il adresse à Théodore Studite des iambes iconophiles qui n'arrivent pas à destination ^.

L'éloquence de la chaire est représentée en outre par l'évêque Jean d'Eubée un peu avant le conciliabule d'Hiéria, parle patriarche Christophore d'Alexandrie sous Théophile, par le prêtre Pantaléon, nul ne sait à quelle date précise, par l'hégoumène Michel le Syncelle et le patriarche Méthode de Constantinople durant toute la première moitié du ix° siècle. On connaît trois homélies de Jean, une seule de Christophore, au moins quatre de Michel, un plus grand nombre de Pantaléon et de Méthode. Saint Michel, outre ses homélies, revendique une profession de foi originale, une profession traduite de Théodore Aboukara, un écrit sur la syntaxe grecque, quelques lettres perdues au sujet du Filioque, un petit poème anacréontique sur le rétablissement des images, plusieurs poésies liturgi-

\.Byz.Liit.,^. 165,673; p. G., t. XCVII,col. 805-14»; Anal. HierosoL^ t. I, p. 1 U; Byz. Zeitschr., t. X, p. 514. 2. Byz. Liit., p. 167, 677; ThkOD. Stid., col. 1041»», l'201».

ques ^ De même, outre ses homélies, saint Méthode revendique quelques écrits iconophiles présentement inconnus, plusieurs canons et morceaux liturgiques, plusieurs Vies de saints.

Comme hagiographe, Méthode a cela de particulier qu'il a voulu constituer une collection de mai^tyria, de Vies et de panégyriques, moitié avec des pièces préexistantes et annotées à cet effet, telle que le martyrion de sainte Marine, moitié avec des pièces composées spécialement pour ce recueil, telle que la Vie de saint Théophane le Chronographe et de safemme Mégalo^. D'autres auteurs de Tépoque se contentent d'écrire sur tel ou tel saint en particulier. A la fin du vin« siècle, Etienne le mélode raconte le martyre des vingt moines, ses frères, tués à Saint-Sabas en 796 par les Bédouins^. Épiphane, moine du couvent de Callistrate à Constantinople, compose une Vie de la sainte Vierge et une autre de saint André le Protoclète aux premières années du IX® siècle'*. A la même date, un anonyme se fait le biographe de saint Jean de Gothio. En 808, le diacre Etienne de Sainte-Sophie narre la carrière et le martyre de saint Etienne le Jeune. Peu après, Léonce le Sabaïte donne la Vie de son confrère Etienne le thaumaturge. Vers 828, Théostéricte raconte les faits et gestes de son maître Nicétas de Médikion ^. Au deuxième quart du ix** siècle, Ignace de Nicée emploie sa plume recherchée à glorifier les patriarches Taraise et Nicéphore, peut-être aussi saint Grégoire le Décapolite ^.

\.'B\)Z. Litt., p. 166, 467; S. Vailhé, Saint Michel le Syncelle et les deux frères Grapti, p. 48-50.

Page 1