‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 28 sur 270 · ilOC, t. VU, p. 204; Chronic. eccl., p · texte numérisé non relu

ilOC, t. VU, p. 204; Chronic. eccl., p

§ 21. — La primauté romaine et Byzance.

Les empereurs, on vient de le voir, tranchent les questions de foi et dirigent l'Église orientale beaucoup plus que les patriarches. Quelle est, parmi leurs sollicitudes religieuses, la place qu'ils font ou qu'ils laissent au pontife romain? Le magistère de celui-ci et son autorité sont choses si reconnues, si consacrées par la tradition, qu'ils ne songent même pas à les contester, quittes à n'en pas tenir compte dans la pratique lorsque leurs intérêts en souffriraient, ou leur caprice, ou leur orgueil.

Comme Jean I*"", lors de son voyage de 525, Agapit, lors de son voyage de 536, a le pas sur le patriarche de Constantinople, sur Anthime qu'il dépose, sur Menas qu'il consacre \ Il en va de même de Vigile arrivé dans la capitale le 25 janvier 547 ^. Ce que les évêques de l'Illyricum ont dit naguère au pape Hormisdas ^ : « Nous voulons suivre en tout la communion du siège apostolique, où réside l'entière vraie parfaite solidité de la foi chrétienne, où la religion catholique s'est toujours conservée sans tache », Justinien le répète presque dans les mêmes termes entête d'une constitution de 533 adressée à l'évêque de sa capitale '*. Il y dit que toutes les questions d'ordre religieux doivent être communiquées au hiérarque de l'ancienne Rome « comme au chef de tous les très saints prêtres de Dieu », d'autant que l'Eglise romaine

i. Nov. XLir, Mansi, t. VIII, col. 8860-801"; Libérât, 21; Lib. pontife t. I, p. 1^7, 288; Chronograph., a. 6016, 6029. a. Chronograph., a. 6042.

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