‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 32 sur 270 · Mansi, t. VUl, col. 7iG · texte numérisé non relu

Mansi, t. VUl, col. 7iG

de la province de Thessalie ». Trois de ses suffragants, Elpidios de Thèbes, Timothée de Diocésarée et Etienne de Lamia, dénoncent de même les empiétements de Byzance *. Épiphane n'en va pas moins, malgré l'appel à Rome de l'accusé, jusqu'à le déposer de l'épiscopat. Pourtant, écrit Etienne au pape Boniface II ^, « aucun ordre ecclésiastique ne saurait prévaloir contre la puissance que notre Sauveur et premier pasteur vous a conférée ». C'est à vous, ajoute-t-il, qu'il appartient de sauvegarder les lois « dans toutes les Églises, surtout dans votre Illyricum ». Et cette affirmation de l'autorité romaine « sur le monde entier » est confirmée de vive voix par Théodose, évêque d'Échiné, confirmée aussi et surtout par les pièces d'archives produites au synode romain de décembre 531 ^. Mais Justinien marche d'accord avec Epiphane. N'a-t-il pas inséré la disposition de Théodose II dans son code ^? Aussi, tout en blâmant la conduite du patriarche, le pape Agapit, comme le montre sa lettre du 15 octobre 535, ne peut que prendre des demi-mesures ^.

§ 23. — Siège de Gonstantinople apostolique et œcuménique.

C'est en toutes choses d'ailleurs que les hiérarques du Bosphore veulent devenir égaux à ceux du Tibre. Cette tendance perce même dans Menas, le saint successeur d'Épiphane. Menas s'est écrié en plein concile de 536 : « Nous suivons le siège apostolique et lui

i. Mansi, t. VIII, col. 747.

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