Majisi, i. viii, col. s^ao-gris
obéissons; ceux qu'il accepte à sa communion, nous les acceptons; ceux qu'il condamne, nous les condamnons » ; mais il encourt plus tard une excommunication du pape Vigile et ne paraît point trop fâché de la situation pénible que l'imbroglio des Trois Chapitres crée à ce dernier ^.
Sous lui, dans tous les cas, la préoccupation éclate de hausser Constantinople en lui assignant, contre toute vérité, un apôtre pour premier évoque. Saint Léon P' a écrit dans une lettre fameuse : « En dehors de la pierre posée par le Seigneur dans le fondement, nulle construction ne peut être stable. Qu'Anatole se contente d'avoir la ville impériale; il ne saurait en faire un siège apostolique ». Léon I" a écrit cela ^ et l'empereur Marcien, son correspondant, n'a point protesté, ni personne autre à Constantinople. Aujourd'hui on veut faire mentir ses paroles. A cela, impudemment, travaille le faussaire qui se donne pour Dorothée de Tyr. Ses élucubrations sur les Douze et les disciples en général, sur l'œuvre de saint André le Protoclète à Byzance en particulier, tombent dans un milieu trop intéressé à les croire pour ne pas réussir. Aussi, bientôt, l'Eglise de la capitale byzantine passet-elle pour apostolique. Saint Syméon le Thaumastorite, si ses paroles ont été rapportées exactement, lui décerne ce titre dès avant 565. lïéraclius, l'empereur, en agit de même vers 625, ainsi que, peu après, les deux hagiographes Eleusios-Georges et Arcadius ^.
Les tendances usurpatrices de Constantinople vis-
1. Mansi, t. vin, col. 901)''; FAGtrjDUs d'Hf.huune, IV, 3; Chronograph., a. «039,