Mansi, t. VI, col
3. Vit. I Symconis Thaumastor., n. âOJ, 303; Jus, t. IH, p. 40; VtL Theodori Syh.^ n. 50 et 59.
à-vis des autres patriarcats, vis-à-vis des papes aussi', éclatent plus claires que jamais au concile de 558, lorsque Jean le Jeûneur se fait décerner solennellement le titre de patriarche œcuménique ^ Ce titre, assurément, n'est pas plus nouveau que précis. Oh le trouve donné en force documents antérieures à divers hiérarques. Ainsi, par exemple, l'évêque Oiympios d'Évaza l'a décerné au patriarche Dioscore d'Alexandrie durant le brigandage d'Éphèse en 449 ; quatre requêtes alexandrines lues au concile de 451, une supplique syrienne écrite en 518 et un mémoire constantinopolitain rédigé en 536 l'ont appliqué aux papes Léon le Grand, Hormisdas et Agapit ; des synodes tenus en 518 et 536 ainsi que des rescrits de Justinien l'ont employé pour les patriarches Jean II, Épiphane, Anthime et Menas ^. Mais d'être réservé ofîiciellement à l'envahissante Constantinople, cela le fait gros de signification pour l'avenir. Et sans- doute, en le prenant, Jean IV ne revendique pas encore la suprématie sur le monde entier; mais, s'il le prend, n'est-ce point pour assurer un jour cette suprématie à son siège? De là, dès le premier instant, l'acte éner^ gique de Pelage II qui casse la décision conciliaire ^. De là. durant de si longues années, les vigoureuses démarches de Grégoire le Grand ■*. Ces efforts, par malheur, n'aboutissent pas. Les lettres les plus pressantes restent sans résultat, tant que Mauri-ce occupe le trône impérial, et si Boniface III obtient de Phocas en 607 une constitution qui, non contente de recon-
i. Mansi, t. IX, col. 1213", 1217*.
2. Mansi, t. VI, col. S'io^, lOO.;»», 1012", 102l«, i029« ; t. VIII, col. 425<», 893^, 9260, .,3:,,, 9fi9b^ jo38% 10u8», 40S»«»; Cod., I, i, 7; iv, 34; Nov. III, V, VI, XVI, LV, LVI, LVII.