‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 44 sur 270 · MoscHis, col · texte numérisé non relu

MoscHis, col

des prélats, chargé de porter leur dèkanikion,. e'està-dire leur bâton pastoral.

Obligé à des relations officielles multiples avec les fonctionnaires civils et les personnalités marquantes de son diocèse, l'évêque s'en décharge le plus souvent sur les référendaires qui portent ses messages et règlent les affaires en son nom. Le nombre des référendaires varie avec l'importance des Eglises ; ceux de la capitale, porte une constitution: de 612, ne devront pas dépasser la douzaine. D'autre part, tout prélat peut entretenir des représentants à Textérieur, Tévêque aaprès du métropolite, le métropolite auprès du patriarche, le patriarche auprès de l'empereur. Ces représentants sont dits apocrisiaires et, dans les textes latins, responsales. Leur rôle à Constantinople est considérable, autant que grande leur situation. Ceux qu'envoient les papes sont fréquemment destinés à siéger eux-mêmes un jour sur la. chaire de saint Pierre : tels Vigile, Pelage I*^"*, Grégoire le Grand, Sabinien, Boniface III. Ceux qu'envoient les prélats orientaux sont parfois, au cours de leur mission, nommés patriarches de la cité-reine, tel Eutychius, délégué d'Âmasia ; tel aussi Jean le Scholastique, délégué d'Antioche. Même hors de Constantinople, les apocrisiaires des. gTaiid» sièges comptent presque toujours parmi les personnages en vue : Anastase P"" représentait rEglise d'Alexandrie auprès du patriarcat d'Antioche quand il devint lui-même patriarche de cette dernière ville '.

Docteur de ses ouailles, l'évêque se repose parfois du soin de leur instruction sur un prêtre qu'il établit didascale ou maître de VEglise. La chose est rare à la vérité ; mais on a l'exemple du prêtre liésychius cj^ui

1. ÉvAcnE, IV, 38; Malalas, col. 704«; Vit. I Symeonis Thatnnastar., n. i02-!2(Kî; Chronograph., a, (J(K>7.

porte ce litre à Jérusale.m durant la première moitié du vie siècle '.

Providence des pauvres, l'évêque prépose aux œuvres pies des directeurs, des administrateurs qui portent, comme d'ailleurs tous les autres officiers ecclésiastiques, le nom générique de diœcètes ^. Il distribue ses aumônes particulières, au moins à Alexandrie en certains cas, avec l'aide ou par l'intermédiaire du diadote et de ses adjoints ^.

Responsable des biens ecclésiastiques, l'évêque a sous lui, ainsi, que le concile de Chalcédoine l'a exigé, un économe. Celui-ci encaisse les revenus et les répartit entre les ayants-droit. Il confie le plus souvent l'exploitation des fonds ruraux à des régisseurs ou à des fermiers laïques. Les édifices du culte ont, chacun suivant son importance, un ou plusieurs gardiens dits prosmonaires ou paramonaires, correspondant aux mansionarii de l'Occident. Aux ornements pontificaux et sacerdotaux est préposé le sacellaire. Aux reliques, aux icônes, aux vases sacrés, à tout ce qui constitue les trésors d'église, sont préposés des ciméliarques, plus souvent nommés skévophy laques. Dans sa novelle de 612, Héraclius n'accorde à Sainte-Sophie que douze skévophylaques, dont quatre revêtus du sacerdoce, six du diaconat et deux du lectorat '*. A Jérusalem on trouve en plus un stavrophy laque chargé de veiller sur la vraie croix.

Justicier, président du tribunal diocésain, gardien du bon ordre, l'évêque a toute une catégorie d'auxiliaires spéciaux. Le nomique est son conseiller légiste en

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