Jus, t. m, p
5. Vit. Safjse, n. 89; Vit. h'uthymii, p. 42, 67, 76; Mosciius, col. 2904; Vit. Georgii Khozib., n. 16; Chronograph., a. 6004.
attendant de devenir son maître des cérémonies, Virénarque est son préfet de police, le logothète est son chancelier. A défaut de logothète, la chancellerie est aux mains du protonotaire. Les notaires^ appelés aussi takhygraphes et oxygvaphes, suivent les procès pour en rédiger les comptes rendus et les actes, ce qui ne les empêche pas de remplir maints autres petits emplois auprès de l'évêque, celui surtout de secrétaires. Sur les livres de la bibliothèque veille un hibliophylaque. Sur les pièces judiciaires et sur tous autres documents dignes d'intérêt, veillent des archivistes dits chartophy laques. Sous le nom de chartulairesy les archivistes sont aussi, à leurs heures, des notaires préposés à la rédaction de certains contrats relatifs aux biens ecclésiastiques de Sainte-Sophie. Sous celui diecancellaircs, ils sont en différents endroits des maîtres de cérémonies chargés d'entretenir le bon ordre aux portes de l'évêché et d'introduire les visiteurs auprès du prélat. Les ecdiques ou ecclésiecdiques, analogues aux defensores de l'Eglise latine, ont pour devoir de protéger les pauvres et les opprimés. Ils ont aussi à veiller sur la conservation des biens ecclésiastiques, sur la marche régulière des couvents et la bonne conduite des moines. Couvents et moines, il est vrai, dépendent surtout du sacellaire, qui a pour aide V archonte des monastères. En dehors des attributions indiquées, les ecdiques remplissent encore rofTice de juges de paix. Le protecdique, leur chef, est spécialement désigné pour prononcer dans les causes légères, sauf à porter l'affaire devant l'évêque dans les procès délicats. Lanovelle déjà citée d'Héraclius, toute restrictive qu'elle soit, prévoit pour Constantinople jusqu'à douze cancellaires, dix ecdiques et quarante notaires*.
1. MoscULS, col. aOiO^, 3073»; Sophromk, col. 3-200» ; Vit. JoannisEleem.,
Le nombre est considérable, on le voit, des charges ecclésiastiques. Mais il serait erroné de croire que toutes les Eglises se permettent un pareil Luxe d'emplois : le diadote, par exemple, le nomique, Tirénarque, même le logothète sont loin d'exister partout. D'autre part, le personnel n'est pas aussi nombreux qu'on pourrait se l'imaginer, car lusage veut que le môme clerc cumule deux, trois, quatre, même cinq offices diiïérents.
C'est à passer par ces fonctions, à vivre près de l'évêque dans la pratique quotidienne des affaires, que se forment les sujets d'élite destinés à monter un: jour aux sommets de la hiérarchie. En dehors de là, comme il n'existe pas d'écoles spéciales, les seules pépinières du clergé, du haut clergé surtout, sont les monastères et les solitudes.
§ 30. — Le monachisnxe.
Le monachisme, au vi® siècle, jouit de son plein éparnouissement chez les Byzantins. On a plusieurs fois senti sa force pour le bien depuis le jour où Dalmate s'est constitué contre la cour le défenseur de saint Cyrille et du troisième concile œcuménique. Plusieurs fois aussi, depuis le jour où Barsauma a si bien trar v-aillé au brigandage d'Éphèse, on. a éprouvé sa forée pour le mal. Dans l'ensemble, toutefois, l'œuvre est bonne que font les moines et salutaire l'influence quJils exercent. Aussi leurs établissements se multiplient-ila. Ceux-là sont perdus presque tous pour l'orthodoxie qui s'élèvent dans la vallée du Nil, et beaucoup aussi de ceux qui abondent dans les régions de l'Oronte, die l'Euphrate et du Tigre. Mais les patriarcats de Jérur-
p. 9, 11, 21, U), 71; Anast. Si.vaït., col. 18î>* ; Syntagma,i. ni, p. 494; Cod., I, n, 2S; J««, t. m, p. 3(>-
salem et de Constantinople en regorgent. Dès 536j comme le prouvent les signatures d'une adresse officielle \ le diocèse de Constantinople compte au moins soixante-huit monastères d'hommes et celui de Chaicédoine quarante. C'est assez dire que la capitale et sa banlieue, tant européenne qu'asiatique, sont devenues un des centres monastiques les plus importants de l'époque.
Au point de vue de la perfection acquise on distingue trois catégories de moines : les débutants, les moyens, les parfaits. Au point de vue du régime suivi on distingue deux classes principales : les solitaires qui vivent un à un ou deux à deux, n'importe où, indépendants ; les cénobites qui vivent toujours ensemble de la même vie, dans les mêmes murs, soumis à un supérieur.
Les solitaires varient de nom d'après le lieu qu'ils ont choisi pour le théâtre de leur ascèse : ermites, s'ils ont un asile point trop original; stylites ou kionites, s'ils installent leur personne au sommet d'une colonne ; dendritcs, s'ils perchent sur un arbre; inclus om reclus, s'ils se claquemurent dans un étroit réduit. Ceux-là parmi les solitaires sont dits boski qui, vivant sans feu ni lieu, se contentent pour toute nourriture des herbes qui leur tombent sous la dent. HésycHaste et anacho" rète sont des noms que la tranquillité de leur retraite vaut en certain cas à toutes les catégories d'ermites,, comme aussi aux kelliotes les plus avancés '^.
Les kelliotes sont des religieux d'un certain âge qui, préalablement éprouvés au régime cénobiiique, mènent la vie solitaire dans certaines conditions : ils passent la majeure partie de la semaine chacun dans sa cellule particulière, partagés entre la récitation des