Mansi, t. VUI, col
f. Vit.Sabœ, n. 16, '28
psaumes et le travail des mains, mais ils se groupent ensemble, dans un centre commun nommé laure, durant la soirée du samedi et la journée du dimanche ^ Les plus parfaits d'entre eux, anachorètes ou hésychastes, sont admis à s'éloigner davantage du centre commun, à s'enfoncer davantage dans la solitude et le silence.
Quant aux cénobites, immense majorité des moines byzantins, ils prient à la même église, mangent à la même table, couchent au même dortoir, travaillent aux mêmes occupations, mènent en un mot une existence commune partout et toujours. Leur genre de vie, identique à lui-même pour le fond d'un bout à l'autre de l'empire, mais fort variable de monastère à monastère pour le détail, est la seule forme de monachisme bien vue par la législation justinienne 2, laquelle ne dédaigne pas de prodiguer à ses adhérents les plus sages conseils, leur recommandant avec une égale insistance la méditation de l'Ecriture Sainte et la pratique des travaux manuels.
Les cénobites portent un habit spécial assez bien fixé et le nom de skhéma qu'ils lui donnent, sert déjà, dans son acception figurée, à désigner létat monastique lui-même 3. La pièce principale du skhéma est le kolohîon, mauvaise robe sans manches, très souvent tissée en poils de chèvre. Outre la zone ou ceinture de cuir qui le serre autour des reins, le kolobion est retenu par VanalaboSy sorte d'étole ornée de croix qui descend des épaules et disparaît sous les aisselles après s'être croisée sur la poitrine. La tête du moine est couverte du houkoulion qui se rabat durant la prière, et ses pieds sont protégés par de grossières chaussures jnommécs sandales. Voilà, au nombre de cinq, les