‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 48 sur 270 · P. G., t. CXXXVIH, col. 1368; t. CXLV, coi · texte numérisé non relu

P. G., t. CXXXVIH, col. 1368; t. CXLV, coi

70 DE LAVÈNBMENl DE JCS^]1^'IEN 1*'

ne désigne pas que Les hégt)UJiiènes. Il s'y appKque et &'y appliquera de plus en plus à n'importe quel religieux, ce religieux fût-il d'un âge très peu: avancé. N« le trouve-t-on pas employé pour uae jeune* fille ée vingt-trois ans déguisée en moine^ ?

L'hégoumène est assisté dans sa tâche par ce quj'bn appelle son second, son deutérèçôn ou deutérair&^ . A la disparition de cette charge, peu mentionnée après Justinien, le principal assistant da supérieur est l'économe, au-dessous de qui s'échelonne uœ nombreux personnel d'officiers analogue en partie à celui des diocèses. Les affaires matérielles et les relations avec l'extérieur reposent, hors du couvent, sur les apocrisiaires, et cette charge peut être confiée, en certains cas, à des laïques^.

Chaque monastère forme un tout autonome. Un même hégoumène ne peut commander à deux couvents, dit le Code. Aucune règle écrite, commune,, aucun supérieur majeur commun n'est là, sauf à Tabennîsi chez les disciples de saint Pakliome, pour grouper les établissements et les constituer en ordre ou en congrégartion. Les acémètes, dont on fait trop souvent un institut, n'ont jamais été que les religieux d'un couvent unique. L'évêquG a la haute main sur le monachisme de son; diocèse/*. Parfois, pour faciliter ses rapports avec le corps monacal, il confère une certaine primatie au supérieurde telle maison plus considérable, elle corps monacal lui-même est heureux d'avoir ainsi quelqu'un qui défende ses intérêts et parle en son nom. Mais ce dignitaire ne tarde pas à être amoindri par l'importance de plus en plus grandissante que prennent le aaceliaire

\. Anal. Hierosol, t. V, p. a79,

2. Vit. Theodosii Cœnob., p. 112; iVarra<: Danielïs S<:0tit.p. 24*

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