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et l'archante des monastères. D'ailleurs, en dehors d<3 son propre couvent, il n'a d'autre autorité directe que son influence; du moins, son droit d'intervention se borne-t4l à un fort petit nombre de cas. A Constantin nople, c'est le successeur de saint Dalmate, toujours archimandrite, qui, de droit, jouit de la primatie avec le iiive d'exai'que des monastères ^. A Amasia, celui qui détient cette primatie est appelé catholicos^. Dans la Syrie seconde est exarque de tous les couvents Thégoumène de Saint-Maron. En Palestine, où les laures le disputent aux couvents, la primatie dédoublée a simultanément deuit titulaires qui sont, à un moment, saint Sabas pour les kelliotes et saint Théodose le cenobiarque pour les cénobites ^. Prenez garde que Yhé" goumeniarque des textes palestiniens n'a rien d'un hégoumène en chef, rien môme d'un simple hégoumène : c'«st le frère hôtelier qui donne ses soins aux étrangers de marque hébergés dans Yhégouinénioji.
Nul monastère ne peut se bâtir sans la permission de l'évoque. Gelui-ci, en signe d'autorité, 'doit en bénir l'emplacement et y planter la ci'oix. Mars le pouvoir suprême déclare, quand il lui plaît, que telle maison est exempte de l'ordinaire et soumise directement à Constantinople; c'est la faveur octroyée vers l'an 600 aux monastères de saint Théodore le Sykcote"*.
La vie monastique fleurit aussi parmi les femmes, parmi les sanctimoniales et les i^iergesy comme dit Justinien. Ces femmes paraissent pratiquer le monachismc d'au moins deux façons : le latin juridique de Byzance nomnie la religieuse de la première catégorie monastrïa etplus souvent asoe^/'/fl,' celle delà seconde, canonica.
1. Mansi, t. VIII, col. 879", 890", 906»», 1007", 10f)l«; .Yol'. CXXXIIl, 4; Clironograph.y a. G04^').