Nov. V, 1 ; CXXM, 7: Vil. Theodori Syk., u
A Constanlinople, comme le montre la novelie 59, ascétries et chanoinesses prennent beaucoup de part aux funérailles : elles y précèdent le corps au nombre minimum de huit et y chantent les psaumes. Mais, en général, la vie des religieuses byzantines s'écoule en des monastères particuliers.
De ces monastères, l'accès est sévèrement interdit aux hommes. Y peuvent seuls pénétrer, sans y séjourner, les ministres du culte requis pour les fonctions liturgiques et les apocrisiaires chargés des intérêts conventuels K Les couvents d'hommes, pour l'ordinaire, ne s'ouvrent pas davantage aux personnes de l'autre sexe. Et la raison en est simple. « Mes enfants, disait à ses disciples saint Théodore de Khora 2, le moine est comme le sel : le sel, qui est sorti de l'eau, s'évanouit au contact dissolvant de l'eau; le moine, qui est né de la femme, se perd au contact dissolvant de la femme ». Justinien déteste si fort la possibilité de tout rapport dangereux qu'il pousse ses précautions jusqu'au delà de la vie : il défend d'ensevelir les hommes dans les couvents de religieuses et les femmes dans les couvents de religieux ^.
En 539, aux ascètes de l'un et de l'autre sexe, le même Justinien accorda le privilège du for compétent*. Auparavant, par sa novelie 5, il leur avait donné une foule de conseils et de prescriptions. La durée du noviciat, que cette loi fixe à trois ans ^, fut abaissée à deux par le pape saint Grégoire, sauf pour les sujets sortis de l'armée. 11 n'est pas question que les postulants jeunes doivent avoir atteint au moins tel âge avant d'entrer en religion. Mais les fondateurs de
i. Nov. CXXni, 36; cxxxm, 3etS.