‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 51 sur 270 · Nov. V, 2; CXXni, 3o · texte numérisé non relu

Nov. V, 2; CXXni, 3o

laures et quelques fondateurs de couvents n'acceptent chez eux, et pour cause, que des mentons barbus \ Les couvents de femmes n'ont pas les mêmes raisons d'être sévères au jeune âge : au milieu du vi" siècle, un monastère d'Ancyre agrée une fillette de douze ans; à la fin du môme siècle, un monastère de Constantinople compte une eafantde huit ans dans ses murs ^. Défense est faite aux moines, par ailleurs, de quitter trop facilement leur monastère de profession soit pour aller s'installer en d'autres, soit pour gyrovaguer. Car certains d'entre eux se fatiguent vite à rester en place. Il est vrai que leurs voyages profitent parfois : tel celui des deux hardis coureurs qui allèrent dérober à la Chine pour l'enseigner à Byzance, sous Justinien, le secret des vers à soie ^.

§ 32. — Le peuple chrétien.

Malgré l'incroyable diffusion de l'ascétisme, le peuple chrétien n'a plus ni cette intensité de foi ni cette pureté de mœurs qui resplendissaient parmi les premiers fidèles. 11 existe sans doute, et en grand nombre, des laïques exemplaires, même des étudiants et des soldats, qui mettent une incroyable ardeur à promouvoir la beauté des offices divins et à propager leur croyance. Ces zélés forment de vraies confréries. Très répandus dès le v* siècle, très nombreux à Constantinople, à Jérusalem, à Alexandrie, à Béryte, en Chypre, ils continuent encore à justifier par leur conduite le titre de spoudxi et de philopones qu'ils portent de

1. vu. Sabœ, n. W; Vit. Euthymii, p. 30; Vit. Cyriaci, n. 4; Vit. Georgii Khoz., n. 3.

î. Vit. Theodori Syk., n. 25, 84.

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