‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 57 sur 270 · Nov. CXXni, ii; CXXXI · texte numérisé non relu

Nov. CXXni, ii; CXXXI

♦. Nov. CXXXI, 10-ia.

riales de 416 et 418 exclusivement portées pour eux. A côté des parabolans il faut ranger les copiâtes, ces employés des pompes funèbres que les textes de l'époque n'appellent guère plus que lecticaires et surtout décans. Le corps des parabolans et celui des copiâtes paraissent avoir été quelque chose comme des confréries enrichies de certains privilèges, sur le modèle des anciens collèges funéraires païens. A Constantinople, les funérailles sont gratuites pour les particuliers, grâce aux fondations faites par Constantin, augmentées par Anastase et renouvelées par Justinien ^ Si développée soit-elle, l'organisation de l'assistance publique ne nuit en rien à l'action de la charité privée, laquelle atteint les nécessiteux de toutes façons. Déjà, vers 530, le mystique Barsanuphe a soin d'indiquer les pauvres honteux comme ceux vers qui doivent discrètement se diriger les plus abondants secaurs ^. Remarquez d'ailleurs que les monastères pratiquent tous la charité sur une large échelle, accueillant nombre d'infortunes dans leurs murs, distribuant force aumônes à leurs portes, s'entourant parfois de locaux exclusivement réservés aux malades, aux pauvres et aux voyageurs. Un couvent d'ordre spécial, constitué uniquement pour servir de refuge aux filles repenties, est celui de la Pénitence que Théodora, la femme jadis peu vertueuse de Justinien, aménagea pour cinq cents personnes dans im palais impérial de la rive asiatique du Bosphore ^.

§ 36. — Les édifices du culte.

Généreux envers les pauvres, les Byzantins ne le sont pas moins envers Dieu : ils multiplient les mai-

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