‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 61 sur 270 · Nov. CXLI ; Vit. Joannis Eleem.y p · texte numérisé non relu

Nov. CXLI ; Vit. Joannis Eleem.y p

Faut-il en outre signaler avec quelle insistconce les auteurs mystiques, Barsanuphe rHésycliasie et Jean le Prophète par exemple ^ , parlent de la nécessité où sont les âmes spirituelles de mettre ceux qui les dirigent au courant de leurs pensées les plus secrètes et de leurs plus intimes tentations?

L'eucharistie est accordée aux enfants aussitôt après le baptême et la confirmation. Cette communion première est suivie de beaucoup d'autres avant l'âge de raison. C'est aux jeunes écoliers que l'on fait consommer à Constantinople, une fois la messe finie, tout ce qu'il reste de pain consacré. En certains lieux, les enfants se tiennent durant la messe près de l'autel et participent aux saints mystères les premiers de tous, immédiatement après le clergé ^. Les fidèles communient aux fêtes principales et chaque fois qu'une circonstance particulière les y invite : ainsi, le 3 octobre 577, jour de son rétablissement sur le trône patriarcal, saint Eutychius distribue la communion durant six heures de suite à Sainte-Sophie. La communion fréquente, quotidienne même '"^^ n'est pas inconnue. Pour plus de commodité, il est d'usage en certains pays de garder l'eucharistie chez soi et de se communier soi-même avec la pieuse provision qui doit être renouvelée chaque jeudi-saint ^. On signale encore l'envoi du pain eucharistique d'une personne à l'autre comme signe de l'union dans la foi et la charité, c'est-à-dire comme eulogie ^. Mais ce dernier mot s'applique le plus souvent à tout autre chose : quelques gouttes d'eau, quelques miettes de pain, un bout de linge, une pièce de l'habit monastique, tout objet

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