‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 62 sur 270 · Barsanuphe, p. «I ; Moschus, col · texte numérisé non relu

Barsanuphe, p. «I ; Moschus, col

remplit le rôle d'eulogie qui peut justifier d'un attouchement ou d'une relation quelconque avec tel ou tel personnage*, sans compter que les simples aumônes, soit en argent, soit en nature, faites par le premier venu tendent déjà, elles aussi, à s'appeler de la sorte.

De l'extrême-onction, sacrement peu usité dans l'Église orientale, les textes grecs de l'époque ne disent rien. Si l'hagiographe Eustrate cite quelque part ^ les paroles de saint Jacques : Iiifîrmatur quis in vobis inducat presbytères ecclesiœ, c'est au sujet d'onctions d'huile qu'un thaumaturge emploie pour guérir toutes sortes de maladies, d'infirmités et d'impuissances, oignant par exemple, pour leur obtenir des fils vivants, un père et une mère qui n'ont eu jusque-là que des enfants morts-nés.

L'ordre est conféré au jour et à l'heure qu'il plaît à l'évêque, seul ministre, par l'imposition des mains ^. Ici, touchant la puissance d'ordre, une remarque s'impose : c'est que certains milieux monastiques peu éclairés n'y attachent pas toujours une suffisante importance. Ils feignent de croire, en ce qui regarde l'eucharistie, que les paroles de la consécration n'ont pas besoin d'être prononcées par un prêtre en certains cas pour attirer le Saint-Esprit sur les substances liturgiques et les transformer au corps et au sang du Christ^. Ils prétendent, en ce qui regarde la pénitence, que le pouvoir de remettre les péchés constitue moins une prérogative du sacerdoce qu'un charisme de la sainteté ^. D'ailleurs, dans le monachisme, la différence est imperceptible qui sépare le rendement de

i. BAnSANlpiiE, p. 21, 38, 63, 91, 92, 312. 3. Vit. Eufychii, n. 4>.

Page 1