‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 63 sur 270 · Baivsaslpiie, p. 72, 113, 307, cf. p. 7 dc la préface · texte numérisé non relu

Baivsaslpiie, p. 72, 113, 307, cf. p. 7 dc la préface

compte spirituel de la confession sacramentelle, le directeur qui conseille du confesseur qui absout.

Dans le mariage, comme le prouve le nom de couronnement que lui donnent les auteurs byzantins en mentionnant l'union de Maurice avec Constantine et d'Héraclius avec Eudocie, la cérémonie la plus remarquée est celle des couronnes posées sur la tête des deux conjoints. Mais la loi reconnaît encore la légitimité du lien conjugal sans Tintervention de l'Eglise, et le mal serait tolérable si telle novelle de 542 n'énumérait complaisamment, au surplus, jusqu'à cinq causes diiTérentes de divorce ^

§ 41. — Les liturgies.

11 faut revenir à l'eucharistie pour parler de la messe. La messe ou mystagogie ^ est la plus haute manifestation du culte, la chose liturgique par excellence, et les Grecs, de ce fait, ne la nomment le plus souvent que liturgie. Ses prières et ses rites, malgré des points de contact nombreux, varient suivant le type liturgique employé ^,

Le type alexandrin sert à l'Eglise d'Egypte et aux chrétientés du haut Nil : il subsistera, mais retouché, dans trois textes principaux qui sont l'ancienne liturgie grecque dite de saint Marc, la liturgie copte dite de saint Cyrille et la liturgie abyssinienne dite des Douze apôtres. Le type syrien, très vite flanqué de soustypes, est commun aux grandes circonscriptions ecclésiastiques d'Antioche, de Jérusalem et de Chypre : de lui découleront, parmi les liturgies qui ont survécu,

Page 1