‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 65 sur 270 · Brightman, p. 5ïî · texte numérisé non relu

Brightman, p. 5ïî

Le second commence avec des prières litaniques dirigées par le diacre principal. Après un souhait de paix et une bénédiction du célébrant, la grande entrée a lieu où les diacres portent solennellement les oblats sur la table d'autel, tandis que le peuple chante une hymne au « roi de gloire ». Une bénédiction, le baiser de paix, le symbole de la foi, les diptyques des morts et des vivants conduisent à Vanaphora. Celle-ci débute par l'hymne eucharistique ou préface et par l'hymne triomphale ou sanctus, elle se poursuit par l'anamnèse et par l'épiclèse. Suivent quelques prières litaniques, une bénédiction avec échange de paix, l'oraison dominicale, un nouvel échange de paix, la fraction du pain, l'élévation, enfin la communion. Le tout se termine par l'action de grâces.

C'est à l'action de grâces que les fidèles reçoivent congé et qu'a lieu ce que le langage ecclésiastique dénomme Vapolysis, Ce mot, d'ailleurs, n'est point réservé à la fin du sacrifice ; il désigne aussi le dernier moment de toute réunion de prière. Avant l'apolysis, nul des assistants ne doit quitter l'église ou du moins, pour se le permettre, il lui faut un motif très grave ^

Toutes les prières de la messe devraient être dites, comme celles du baptême d'ailleurs, à haute voix, et cela de par une ordonnance impériale de 564, mais l'usage varie sur ce point ^. Le tropaire *0 fjLovoyevv^ç composé, dit-on ^, par Justinien en 535 ou 536 occupe au début de la liturgie une place difficile à préciser. Suitil ou précède-t-il le trisagion ? Ce dernier, après un demi-siècle de controverses, finit par rester indemne de l'addition ambiguë due à l'initiative des monophy-

\. vu. Sabœ, n. GO; Vit. Eutychii, n. 37; Bausanupiie, p. 347; Dofio-

TIIÉE, col. i741'.

2. Nov. CXXXVII, 6; MoscuLs, col. 3081; Miracul. Virg. hozib., n. î>.

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