THWiDORE STLD., col
A L'ECRASEMENT DE LA PERSE. t03
trauvent une table appelée ménologe ou synaxaire qui fixe la distribution des leçons scripturaires entre les dimanches, les fériés et les fêtes de Tannée.
§ 43. — L'office divin.
La messe, sans avoir lieu tous les jours, est assez fréquente, et le peuple y assiste avec assiduité, bien qu'il n'existe aucune loi pour lui faire une obligation de cette assistance. L'office, au contraire, a lieu tous les jours, au moins dans les sanctuaires importants et d'usage public. Les clercs attachés à un sanctuaire de ce genre sont tenus de par le Code lui-même ^ à y chanter les prières « de la nuit, de l'aurore et du vêpre ».
Ces mots ne désignent pas le cycle entier des heures, mais seulement ses principales parties. En effet, à l'avènement de Justinien, l'Egypte et le Sinaï sont peut-être les seuls points qui s'en tiennent encore à l'antique cycle tripartite du mésonyktikoiiy de Vorthros et du lykhnikon. Partout ailleurs, depuis un long siècle, prime, tierce, sexte et none se sont échelonnées entre rollice du matin et l'office du soir, tandis que Vapodeipnon ou complies a pris place à quel(|ue distance de ce dernier. Cela fait un total de huit heures ou plutôt de sept, car, pour se conformer au Septies in die du psalmiste, on considère le mésonyktikon et l'ortliros comme un seul tout. D'ailleurs, les sept heures byzantines ne ressemblent encore que de très loin à ce que les changements nécessités par l'introduction de nouvelles pièces extrascripturaires en feront un jour et elles ne correspondent que très vaguement, si on examine le détail de leurs parties intégrantes, aux sept heures analogues de l'Occident.