‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 69 sur 270 · CocL, I · texte numérisé non relu

CocL, I

En dehors des grandes églises, roffice est à chanter quotidiennement dans tous les monastères. Tels centres monastiques plus considérables où les recrues affluenl de tous les pays, Saint-Sabas et Saint-Théodose par exemple, organisent simultanément jusqu'à trois chœurs afin de permettre aux différents groupes ethniques de psalmodier chacun dans sa langue maternelle ^

Les moines, considérant l'office comme la prière de règle par excellence, le désignent habituellement sous le nom de canon'^. C'est de là que viendra plus tard, en Occident, le titre de canonique décerné à l'office. C'est de là qu'est venu à partir du iv** siècle, en Orient, le titre de canonarque donné au moine qui appelle ses frères à la psalmodie en qualité de réglementaire et qui dirige cette psalmodie en qualité de maître de chapelle ^.

L'obligation de l'office affecte le lieu, non les personnes. Le moine hors de son couvent n'y est point soumis, pas plus que le clerc hors de son église. Et, sur ce point, la discipline du vi* siècle est destinée à rester toujours la même, le long des siècles, dans l'Eglise orientale. 11 ne s'ensuit pas que la récitation des psaumes, partie principale des heures canoniques, soit chose exclusivement réservée au chœur. Bien au contraire, le psautier est d'un usage général même dans le monde, et quiconque sait lire en parcourt souvent, sinon la totalité, du moins les parties indiquées pour tel et tel jour, pour telle et telle circonstance.

Car le psautier a des divisions et des subdivisions. Un jour, les cent cinquante psaumes seront

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