‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 71 sur 270 · Vit. iIJoannicii, d · texte numérisé non relu

Vit. iIJoannicii, d

mules acclamatives et déprécatives que tantôt l'un, tantôt l'autre des deux chœurs répète chaque fois que s'interrompt, à la fin d'un stique ou d'un groupe de stiques, le soliste chargé de la psalmodie proprement dite ^ Le nombre de ces stiques ou versets varie avec les provinces : à la fin du ix® siècle, Jérusalem en comptera 4882, tandis que Constantinople se contentera de 2542 ^. Mais, en dépit de cette différence, il est entendu que tels et tels psaumes vont toujours avec telle antiphone et cfue tels et tels autres psaumes vont toujours avec telle autre antiphone, d'après un tableau plus ou moins bien arrêté ^.

§ 44. — La poésie ecclésiasticpie.

Héritage du iv** siècle, pieusement conservé mais nullement accru, les antiphones dont il vient d'être question n'empêchent point les additions extrascripturaires du genre très spécial que de nouveaux goûts ont mis à la mode sous Théodose II et ses successeurs.

Les additions extrascripturaires que l'époque de Justinien voit introduire dans les offices ont presque toutes pour auteurs des mélodes. Le niélode est un poète religieux qui laisse de côté la prosodie quantitative et la métrique ancienne pour ne demander le rythme et le nombre qu'à un heureux mélange de syllabes toniques et de syllabes atones. Mais le mélode est musicien aussi : il crée l'air de ses productions en même temps qu'il en crée le texte et par là il se distingue de \hymno graphe postérieur qui se contentera

1. L. Petit, Antiphone, dans le Dict.d'archéolog. chrét.et de liturgie de dom Cahrol.

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