‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 73 sur 270 · Théodore Lect., col. 173% Zacharie, p · texte numérisé non relu

Théodore Lect., col. 173% Zacharie, p

tinien des accents que vient d'y faire retentir saint Romain, l'incomparable « poète des kontakia ». Ces œuvres splendides régneront jusqu'au triomphe réservé par le viii® siècle aux très inférieures productions de saint André de Crète, « poète des canons * ».

§ 45. — Autres formes de la prière.

Avec l'assistance à la messe et à l'office, le peuple byzantin aime aussi, et beaucoup, cette forme spéciale de la prière qu'est la litanie ou procession. Une novelle de Justinien exige que jamais litanie ne s'organise sans la participation du clergé^. Aux processions, ainsi qu'aux funérailles, figurent des croix, des évangiles, des encensoirs fumants et des cierges allumés^. Les unes, extraordinaires, ont lieu chaque fois qu'il s'agit d'obtenir une grande grâce, comme la fin de mouvements sismiques ou d'épidémies ^, chaque fois aussi qu'il s'agit de remercier d'un bienfait éclatant, d'une victoire sur les barbares par exemple. Les autres, régulières, font partie de telle ou telle solennité, de telle ou telle dévotion particulière : ainsi en va-t-il pour Constantinople de celle qui serpente chaque semaine, le vendredi soir, autour des Blakhernes.

Les assemblées provoquées dans les églises par la messe, l'office et la litanie portent le nom de synaxes ou réunions. Mais ce mot, à force d'être employé, en arrive dès avant le vu** siècle à désigner aussi et surtout la messe elle-même, même la messe qui n'occasionne aucune réunion de fidèles : tel prélat fait une

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