‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 74 sur 270 · VU, Eutychii, n · texte numérisé non relu

VU, Eutychii, n

A LÉCRASEMENT DE LA PERSE. lOa

synaxe qui célèbre seulement devant deux personnes dans son oratoire privé \

Toute assemblée de prière tenue entre le coucher du soleil et l'aurore porte le nom d'agnjpnie et, si elle dure la nuit entière, de pannykhis. Chaque église, en dehors des vigiles communes qu'entraînent les solennités générales, a une pannykhis particulière à l'occasion de ses fêtes propres, quand elle célèbre, par exemple, l'anniversaire de sa dédicace ou la mémoire de son patron. L'agrypnie est plus fréquente chez les moines à qui la récitation de l'office l'impose quotidiennement. On la distingue en agrypnie lykhnique, qui a lieu le soir avant le coucher, et en agrypnie nocturne j qui a lieu la nuit après le sommeil'*^.

Dans les prières privées et publiques on a parfois des intentions déterminées. Aux premières années de Justinien, la formule existe déjà, bien arrêtée*', par où les siècles à venir ne cesseront de demander au ciel la paix des saintes Eglises, le salut et la victoire des empereurs, et le reste.

Souvent le saint sacrifice est appliqué aux morts et des synaxes régulières ont lieu pour le repos de leurs âmes. Indiquées déjà par les Constitutions apostoliques au troisième, au neuvième et au quarantième jour ainsi qu'au bout de l'an, ces services funéraires sont aussi indiqués pour les mêmes dates dans la novelle 133 de 539 qui en parle comme d'une pratique courante. Les célébrer pour chaque défunt est une règle dès le temps de saint Théodose le cénobiarque. Vers 600, à Chypre, nous voyons des parents en deuil faire célébrer annuellement trois synaxes pour leur

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