Barsamphe, p
l'église B\ZANTII<fE, 7
fils aux fêtes de l'Epiphanie, de Pâques et de la Pentecôte ^ .
En leur particulier, les fidèles prient V€rs l'Orient, soit debout, soit à genoux, tantôt en se frappant la poitrine, tantôt en levant les mains au ciel^. Ils font grand usage de l'eau bénite : tel saint conseille d'en jeter sur les champs en proie aux sauterelles et sur les chevaux atteints de maladie. L'eau se bénit en toute occasion, mais surtout, et très solennellement, à l'Epiphanie^. Pour obtenir les miracles de guérison, les thaumaturges tracent le signe de la croix, lisent l'évangile, donnent de l'eau sanctifiée par leur bénédiction ou par l'attouchement de reliques, oigneiit avec de l'huile prise aux lampes des églises ou ati tombeau des saints. Les miraculés, en action de grâces, font souvent peindre des tableaux qu'ils laissent pour témoigner du prodige '''. D'ailleurs, en dehors de ces ex-voto devant lesquels on fait brûler des lampes^, les images pieuses abondent, surtout celles de la sainte Vierge, que l'on représente seule ou tenant l'enfant Jésus ^. Des colombes d'or et d'argent se balancent au-dessus des autels et des fonts baptismaux, où elles figurent le Saint-Esprit, et le seul à s'en scandaliser est Sévère d'Antioche qui désire s'approprier ces précieux ornements^. Il est des croix de toutes dimensions : de petites, en or ou en arg-ent, qui renferment ordinairement une parcelle de relique et que l'on garde
4. Vit. Joannis ■Eleem., p. 52, îi3, 55; Nov. CXXXIII, m, i;-Enc. Theo'ioni Cœnob., p. 22, 135,
2. Bai'.banl'Phe, p. 218; Anast. Sinaït., col. 40°; Vit. Eutychii, n. 8, 38; VU. Symeonis Sal.y n. G; Vit. Theodori Syk., n. 41, 49.