Mansi, t. VIII, col
sur soi appendues au cou; de moyennes , mobiles, que : l'on : porte aux processions et aux convois funèbres; de grandes, fixes, que l'on érige sur certains points au chant des hymnes ' .
§ 46. — La mortification.
A la prière se joint la mortification. Le carenie est pratiqué à Constantinople et dans presque tant l'empire conlormément à Tusage d'Antioche. C'est dire qu'il couvre sept semaines. Seulement, comme on ne jeûne jamais le dimanche et que la veille de Pâques est le seul samedi jeûné, le carême n'arrive en fait qu'à trente-six jours. Gela représente la décime de l'année. En Palestine, où l'on désire imiter jplus exactement le jeûne du Christ, la coutume s'est introduite, longtemps avant Justinien, de faire précéder le. carême proprement dit d'une semaine d'abstinence 2. C'est là ce que le monde byzantin appellera un jour, en l'adoptant, la semaine de la tyrophagie.
D'aucuns passent dans la retraite toute la période quadragésimale, parfois même toute la période qui va de Noël ou de l'Epiphanie aux Rameaux ou à Pâques. Cet usage est plutôt monastique, sans doute. En tout cas, la Palestine des laures et des ermitages, chez qui saint Euthyme paraît l'avoir importé d'Arménie, en offre de multiples exemples, et l'on en rencontre la trace aux portes de Constantinople durant la première moitié du v** siècle avec l'hégoumène saint Ilypace de Ruiinianes. Mais, sans être moine, saint Théodore le Sykéote le pratique, simple enfant de douze ans,
1. Nov. CXXni, 32; Vi7. Theodori Sylc, n. fiO, «1.101, IH; Jlfir. w4?iaslasii Pers., n. 7; Vit. Joannis Eleevi., n. ri; Chrouogrnph., a. (i047.