SlMOCATTES, H
♦. Barsanuphe, p. 351.
vaut Gonstantinople vers 460. Célébrées comme le dimanche, et^plus encore, senties solennités de Nôtre- Seigneur, de la sainte Vierge et de certains saints, solennités qui portent fréquemment le titre à.Q panégyris. Il serait superflu de nous arrêter ici à Pâques ou à la Pentecôte, même à l'Ascension ou à l'Epiphanie, fêtes déjà fort anciennes. Celle de Noël constatée à Rome en 336 se répandit durant le iv^ siècle et le v^ dans les provinces de l'Orient; mais, comme elle y dédoublait l'objet de l'Epiphanie, il fallut un décret de Justin Y' poui^ la rendre universelle dans l'empire. En 542, Justinien porta un décret analogue^ touchant la Purification ou plutôt VHypapante. Cette fête jouissait déjà d'un certain éclat dans la Jérusalem de la fin du IV® siècle et, avant d'être célébrée le 2 février, quarantième jour après Noël, elle avait longtemps occupé le 14, quarantième jour après l'Epiphanie. Pour les Grecs, n'en déplaise à Georges Hamartole, la fête de l'Hypapante a toujours été presque uniquement despotique, c'est-à-dire de Notre-Seigneur, point théométorique, ou de la sainte Vierge, comme en Occident. Despotique aussi, comme de juste, \ Exaltation de la Croix. Née à Jérusalem, au iv® siècle, de l'ostension du bois sacré qui avait lieu le 14 septembre, lendemain du jour où la basilique constantinienne de l'Anastasis célébrait l'anniversaire de sa dédicace, l'Exaltation n'a rien de commun avec la conquête de la Vraie Croix sur les Perses par Héraclius en 628. On ne peut même pas dire que cet événement soit pour quelque chose dans la diiïusion de la fête en Orient, car tout l'Orient célèbre la Croix le 14'? septembre bien avant le règne d'Héraclius. Ainsi, pour citer un exemple, en agit le Pont en 577.
1. Chronograph., a. 6034, contre Cedrenus, t. C\XI, col. 700».
§ 43. — Culte de la Vierge, des anges et des saints.
Le cycle des fêtes de la Vierge, inauguré peut-être avec VEi'angélisme ou Annonciation, s'enrichit de la Dormitlon, ou Assomption, que la Palestine connaît la première et dont l'empereur Maurice paraît s'occut per en 588 pour la transférer du 18 janvier au 15 août^. La fête de la Présentation prend, semble-t-il, naissance à Jérusalem en novembre 643, avec la dédicace de l'église Sainte-Marie la Neuve, construite en partie sur l'esplanade de l'ancien temple juif'^. C'est un anniversaire, l'anniversaire du dépôt de son maphorion à Constantinople sous Léon P"", qui vaut à la Tliéotokos d'être honorée le 2 juillet^. La Nativité de la Vierge au 8 septembre existe déjà '*.
Dès le vi*' siècle, parmi tant d'autres sanctuaires fameux, le sanctuaire des Blakhcrnes, qui remonte à sainte Pulchérie, est celui où les Constantinopolitains manifestent le plus volontiers leur dévotion à la mère de Dieu. Son importance est telle qu'il vient immédiatement après Sainte-Sophie et que ses prébendes excitent les convoitises des clercs, lléraclius en GJ2 estforcé de restreindre le noml)re des blakherniles à douze prêtres, dix-huit diacres, six diaconesses, huit sousdiacres, vingt lecteurs, quatre chantres et six portiers^*. D'ailleurs, le culte de la Tliéotokos est de tout l'Orient. On trouverait diflicilemcnt un seul district de l'empire qui ne possède au moins une église ou un monast'^re dédié à Marie.
1. Enc. Theodosii Cœnoh., p. ?>S, 14*; Nii.i.es, Calemlurium, l. I,p. '■2'tS.