‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 80 sur 270 · Nov. VIII, in fine · texte numérisé non relu

Nov. VIII, in fine

2. Vit. Joannis Eleem., p. 83; Vit. Sym. Sal., n. 2î»; Dorothée, col. 1837; MOSCIIUS, col. 2850, 2860.

désigner par le titre que le concile byzantin de 518 applique à saint Syméon le Stylite, ces homologètes ou confesseurs occupent déjà dans le calendrier toute une série de dates que saint Dorothée, vers 550, appelle « fêtes des pères * ». Toutefois, ils ne rayonnent généralement pas encore au delà de la contrée qui fut le théâtre de leurs actions. Evoques, ils sont fêtés dans leurs diocèses; bâtisseurs d'église ou de monastère, dans leurs fondations ; hégoumènes, dans leurs couvents ; solitaires, sur leurs tombeaux. Il faut du temps, des circonstances favorables aussi, pour que ce culte ainsi restreint s'élargisse et dépouille son caractère local.

§ 49. — Reliques et pèlerinages.

A le généraliser contribuent surtout les translations et les envois de reliques. Les Byzantins ont cette dévotion des reliques au plus haut degré. Tout ce qui est souvenir du Christ, de la Théotokos ou des saints leur est cher. Constantinople, en particulier, vise à posséder les dépouilles les plus vénérables de l'univers. Parfois elle échoue dans ses tentatives. Elle échoue, par exemple, quand l'impératrice Constantine, femme de Maurice, demande au pape saint Grégoire quelque chose des corps des saints Pierre et Paul 2. Mais, généralement, la capitale obtient tout ce qu'elle veut. En 574, elle ajoute à son morceau de la vraie Croix l'important fragment conservé jusque-là dans la ville d'Apamée, en Syrie ^. En 574 aussi, elle se fait apporter de Cappadoce la fameuse image Akheiropoièle de Kamoulianes '. En 614, elle arrache à l'Orient, par les

Page 1