‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 87 sur 270 · Vit. Euthymii, p. ili · texte numérisé non relu

Vit. Euthymii, p. ili

Paul de Kalliniké en 528, Paul d'Edesse vers 624, Athanase d'Antioche en 669 et Jacques d'Édesse 'entre 695 et 708. On y trouve, sans parler d'une correspondance volumineuse, un très grand nombre d'homélies et de discours. On y trouve les hymnes ecclésiastiques dont l'ensemble constitue le fond de V Octoékhos des Syriens. On y trouve des opuscules divers : un discours aux patrices Apion et Paul, un dialogue pour Anastase, un commentaire de l'évangile selon saint Luc, des réponses à sept questions du chambellan Eupraxios, un traité sur le trisagion. Mais Sévère est surtout polémiste. Il polémique avec les chalcédoniens : contre J*îan le grammairien, de Césarée, il lance d'abord un ouvrage composé d'au moins trois livres, puis le Philalèthe, où il prétend montrer que son adversaire a fausse le sens de 330 passages patristiques. Il polémique avec les monophysites des sectes rivales : l'évêquc antichalcédonien d'Halicarnasse, auquel il adresse en vain plusieurs lettres sur l'incorruptibilité du corps du Christ, est mis à mal dans le Contre Julien^ puis dans le Contre les additions de Julien, enfin dans le Contre V apologie de Julien. Il polémique avec les autres hétérodoxes : c'est un messalien qu'attaque son Contre le testament de Lanipétios. Parmi ses autres écrits polémiques citons encore le Contre Félicissimus, qui est gros d'au moins quatre livres, et le Contre Alexandre, qu'il faut peut-être distinguer du Contre les codicilles d'Alexandre. Voilà, en laissant de côté quelques écrits moins importants, ce que donnent les traductions syriaques, presque toutes manuscrites encore, de Sévère. Voilà, du moins, ce qu'elles doivent donner, si elles ont conservé fidèlement l'œuvre entière du fécond patriarche *.

1. MONTFAUCON, Btblioth. coi9Uniana,p. 53-î>7; R. Dlval, La littérature

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Julien d'IIalicarnasse, outre les ouvrages connus pai^ le titre des réfutations de Sévère, produisit plusieurs œuvres. On a de lui quelques fragments dogmatiques;, les chaînes scripturaires ont conservé plusieurs ex*?traits^ de ses écrits exégétiques. Le texte grec de son commentaire sur Job existe encore complet, mais inédit. On sait par ailleurs qu'il commenta Févangile selon saint Jean. Deux de ses lettres^ à Sévère ont été publiées en syriaque ^

Tandis que Sévère d'Antioche et Julien d'IIalicarnasse créaient deux sectes rivales à Alexandrie, les patriarches de cette ville, Timothée III (519-525) et Théodose (525-526) , écrivaient eux aussi en faveur du monophysisme ^. Du premier, aiuieurd' Antirrkétiçue^ dirigés contre le concile de Chalcédoine et la lettre de saint Léon, il ne reste qu'une homélie entière et des fragments d'homélies. Son successeur, très mal partagé aussi, survit à peine en deux lettres et en quelques lambeaux arrachés d'une homélie et d'un Tomos çl Vimpératrice Thèodora. A Constantinople, le protégé de cette dernière, le patriarche Anthime, composa des Anathématismes encore inédits et adressa un Discours à Justinien connu par deux citations conciliaires "'.

A la même date, deux prêtres monophysites s'occupaient du passé. Basile le Cilicien narra les destinées de l'Eglise jusqu'en 527 et Jean l'iEgéate raconta les événements religieux survenus de Théodose II à Zenon. Mais ces deux historiens furent aussi des polémistes : le premier, dans une apologie en seize livres

syriaque, p. 318-320; F. Nao, Opuscules maronites, dans ROC, l. IV, p. 211-213; t. V, p. 92,93, 296,298, 299; Byz, Litt., p. 52; PcUroL, p. 470. i. Byz. Litt.,\>. 52; Patrol., p. 482.

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