‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 89 sur 270 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

280 OU 295 de Sévère pour compléter VOctoékhos. Les hymnes du moine eurent les mêmes traducteurs que les hymnes du patriarche. Quant à sa Vie de Séi^ère, elle fut mise en syriaque, presque aussitôt après sa publication, par Sergius bar Caria ^

Presque à la même date que cette Vie, entre 546 et 549, virent le jour les sept livres de Jean Philopone Sur la création du monde ^. De Philopone, avec ces sept livres, nous possédons encore dix-huit livres Contre Proclus sur l'éternité du monde, mais nous avons perdu son traité Sur la Résurrection et son traité Sur les statues. Il faut en dire autant de ses écrits théologiques, car ce philosophe joua aussi au théologien. Trithéiste, à peine chrétien, il n'en prétendit pas moins dire son mot dans les querelles doctrinales qui divisaient l'Eglise : de là, entre autres, les deux œuvres où il combattit le concile de Chalcédoine et le patriarche Jean le Scholastique. Il osa même se poser en arbitre souverain : de là, ce Diœtète où il prononça majestueusement en faveur du monophysisme et du trithéisme ^.

Tel ouvrage de Philopone, celui Sur la Résuirec^ tion, trouva un contradicteur dans Thémistius ''. Celui-ci, du reste, eut maille à partir avec tout le monde, même et surtout avec ceux qui rejetaient comme lui la doctrine chalcédonienne. Son Apologie pour saint Théophobiosy réfutée par le moine alexandrin Théodose, l'amena à écrire tout un traité spécial contre ce moine, lequel s'empressa d'ailleurs de répondre une seconde fois. Ses deux Antlrrhétiques contre le tomos de Théodose à Théodora, malmenés par un certain

1. F. Hkv, Histoire de Jean bar Aphthonia, dans ROC, t. VII, p. 100, 101,407.

2. G. Reichardt, Joanni5 Philoponi de opificio mundi, Leipzig, 1897.

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