Talm. de Bab., Sanhédrin, 99 a
i5Q ORIGINES DU CBBISTIANISME. [Ad 139)
Des (Jocteurs érninents, des oracles de la synagogue» tels que Maimonide, Mendelssohu, furent de purs rationalistes. Un livre comme les kcarim (Principes fondamentaux) de Joseph ÂIbo, proclamant que la religion et la prophétie sont un symbolisme destiné à Tamélioration morale de Thomme, que la révélation n'est qu'une façon de présenter les opérations internes de la raison» que toutes les lois divines peuvent être modifiées, que les peines et les i^écompenses individuelles de la vie future ne sont que des images, un tel livre, dis-je, arrivant à la célébrité et n'encourant aucun anathème, voilà un fait dont il n'y a d'exemple dans aucune autre religion. Et la piété n'en souffrait pas. Ces gens sans espérance d'une vie future enduraient le martyre avec un courage admirable, mouraient en s' accusant de crimes imaginaires pour que leur supplice ne fût pas une objection trop forte contre la justice de Dieu,
De graves inconvénients compensèrent les avantages de cette discipline sévère à laquelle Israël se soumit pour garder l'unité de sa race. Le ritualisme réunit les coreligionnaires entre eux; mais il les sépare du reste du monde et les condamne à une vie séquestrée. Les chaînes du Talmud firent celles du Ghetto. Le peuple juif, jusque-là si peu superstitieux, devint le type apparent de la super-
[An 135] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. ^t
stition ^ ; les plaisanteries de Jésus sur les phari* siens furent justifiées. La littérature, pendant des siècles, roula principalement sur des questions de sacristie et d'abattoir. La seconde Bible devint une prison où le nouveau judaïsme continua sa triste vie de réclusion jusqu'à nos jours. Renfermé dans cette encyclopédie malsaine, l'esprit juif s'aiguisa jusqu'à la fausseté. Le Talmud devint pour les israélites une sorte û'Organon, inférieur de tout point à celui des Grecs, Les docteurs juifs eurent la même prétention que les juristes, qui prétendirent au xvi" siècle trouver toute une culture intellectuelle dans le droit romain. De notre temps, ce vaste recueil, qui sert encore de base à l'éducation juive en Hongrie, en Pologne, peut être considéré comme la source des principaux défauts qu'on remarque parfois chez les juifs de ces pays. La croyance que les études talmudiques suppléent aux autres et rendent apte à toute chose est la grande cause de cette présomption, de celte subtilité, de ce manque de culture générale, qui souvent annulent chez Tisraélite de précieuses qualités. L'esprit juif est doué d'une extrême puissance. On l'a forcé à délirer en le resserrant durant des siècles dans un cercle d'idées étroit et stérile. L'ac-