Rapprochez ce que dit Spartien, Adr,, 43, 49, 20 : « Tem
(Au I25J L'CGUSE CHRÉTIENNR. 4S
stAtue«5, firent croire ijue c'était exprès qu'Adrien les avait fait bâtir ainsi. Au m* siècle, après qu'Alexandre Sévère eut réellement voulu bâtir un temple à Christ, les chrétiens répandirent l'idée qu'Adrien avait résolu d'en faire autant, et que les hadrianées avaient du servir à l'installation de ce culte nouveau* Adrien, assurait-on, avait été arrêté parce que, en consultant les oracles sacrés, on y trouva que, si un pareil temple était bâti, tout le monde se ferait chrétien, si bien que les autres temples seraient abandonnés*. Plusieurs de ces hadrianées, en particulier ceux de Tibériade et d'Alexandrie, devinrent en effet des églises au iv^ siècle*.
Même les folies d'Adrien avec Antinous furent un élément de l'apologétique chrétienne. Une pareille monstruosité parut le point culminant du règne du démon. Ce dieu récent, que tout le monde connaissait, fut fort exploité pour battre en brèche les autres dieux, plus anciens et moins faciles à prendre corps à corps*. L'Église triompha. Le moment d'Adrien
pla sui nominis consecravit NuDquam ipse... noraen suuin
scripsir... quum titulos in operibus non amaret. » Cf. Epiph., hasr. XXX, 12; LXix, 2.