Celse, dans Origène, II, SI
(An 160], L'ÉGLISE CllUÉTIKNNfi. 400
rôle. Une foule de paroles restaient non écrites; il s'en fallait que toute la tradition fût fixée; beaucoup d*éléments évangéliques étaient encore sporadiques. Ainsi la belle anecdote de la femme adultère flottait;
elle s'attacha, comme elle put, au quatrième Evangile. Le mot « Soyez de bons changeurs* », qui est cité comme se trouvant « dans TEvangile * » et comme « Écriture'», ne trouva de coin pour se caser nulle part*.
Plus graves étaient certains retranchements qui menaçaient de se produire. Tous les traits qui présentaient le Christ comme un homme paraissaient scan-daleux. Le beau verset de Luc ■ où Jésus pleure sur Jérusalem était condamné par des sectaires sans goût, qui prétendaient que pleurer est une marque de faiblesse \ L*ange consolateur et la sueur de sang du jardin des Oliviers '' provoquaient des objections et
4. Homélies pseudo-clém., ii, 54; ni, 50; xvui, 20; Co7istit. apo9t., II, 36, 37; Cléra. d'Alex., Slrom, l, 28; II, 4 ; VI, 40, etc. \.ViedeJësu8,p. 487.