‹ L'église chrétienneChapitre 88 sur 371 · MudtxflSrcpa · texte numérisé non relu

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2. Passage conservé par Georges Hamartolus. Cf. f Antéchrist, p. 562-563; les Èvang,, p. 431 , note 2 ; Gebh. et Harn. , p. 96 et suiv.

3. (Xcamenius, In Ad,, i, 18; Théophylacte, bi Mallh,, xxvn, 5, Y. Vie de Jésus (43« édit. et suiv.), p. 454; Gebh. et Harn., p. 93 et suiy.

4. Passage cité par André de Césarée, In Apoc, xii, 7 (ch. 34); Gebh. et Harn., p. 94.

lit OBIGI5ES DU CHRISTIAKISIIE. (An 130]

ropimon orthodoxe , ce fut on milléoansme effréné. Son tort était de prendre l*Apocalypse de Tan 68 dans le sens où i*a%'ait entendue son auteur. Il admettait, avec le voyant de Patmos, que, après la preoiière résurrection des morts, il y aurait un règne corporel du Christ sur la terre, devant durer mille ans*. Voici ce qu*il faisait dire à Jésus, conformément aune tradition transmise par les presbyleri * :

Il viendra des jours on naîtront des vignes* dont chacune contiendra dix mille ceps, et dans chaque cep il y aura dix mille bras, et dans chaque hras dix mille rejetons* et dans chaque rejeton dix mille grains, et chaque graûn pressé donnera vingt-cinq mille muids de vin. Et, quand un des saints saisira une des grappes, une autre criera : « Je suis meilleure, prends-moi; bénis Dieu à mon sujet. » De même, chaque grain de froment produira dix mille épis, et chaque épi donnera dix mille grains, et chaque grain dix mille livres de farine. Il en sera de même pour les arbres fruitiers, pour les graines, pour les herbes, selon leurs propriétés particulières. Et tous les animaux, usant pour nourriture des simples fruits de la terre, seront pacifiques, bienveillants les uns pour les autres, soumis et respectueux envers Thomme.

1. Cérinthe était dans les mêmes idées. Voiries passages de Caïus et de Denys d'Alexandrie, dans Ens., H. E., IIF, xxvui, 2-5. Cf. les Évangiles, 448 et suiv.

2. Irénée, V, xxxni, 3-4 (trad. arménienne, dans Spicil.SoL, I, p, «-3).

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On ajoutait que Judas refusa de croire à ces belles choses et fut, à partir du jour où il entendit son maître parler ainsi, à demi incrédule ^

Papias n'usait pas non plus, dans le choix des paroles de Jésus, d'un discernement bien rigoureux, quand il attribuait au Christ des paroles qui paraissent avoir traîné dans les apocalypses juives, et se lisent en particulier dans l'Apocalypse de Baruch *. Son livre prouvait contre la thèse qui lui était si chère, et montrait quel service rendaient les Évangiles écrits, en arrêtant la dégradation des paroles traditionnelles de Jésus. Déjk les idées montanistes apparaissaient avec leur matérialisme naïf. Comme certains gnostiques, Papias ne conçoit pas la parfaite innocence de la vie sans l'abstinence de la chair des animaux. Le bon sens relatif des rêves galiléens a disparu pour faire

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