‹ L'Église de la Minerve à RomeChapitre 5 sur 66 · Tombeau de Neroni Detisalvi · texte numérisé non relu

Tombeau de Neroni Detisalvi

TJ Eglise de la Minerve

grité de sa vie, son amour pour la liberté de sa patrie, à laquelle il avait rendu d’éminents services, et son courage au milieu de l’adversité. C’est ce que nous apprend son épitaphe h

Remarquer au-dessous du monument grandiose de l’octogénaire le tout petit cercueil d’un autre Detisalvi, mort après une très courte vie 1 2.

Le tombeau de Detisalvi est remarquable par la noblesse du style, la finesse et le goût de rornementation, l'exécution distinguée et irréprochable.

Il convient de s’arrêter un instant devant le tombeau de Lattanzio Roncioni, patricien de Pise, mort en 1555. Il se voit un peu plus loin, au delà de la colonne adhérente à la muraille. C’est une urne reposant par deux supports au-dessus d’un socle fort simple. Plus haut, le buste en bas-relief du défunt, au milieu d’un frontispice, avec l’éloge funèbre. C’est discret, sobre, distingué 3.

Au-dessus du monument de Roncioni, se voit celui d’Agata Pieroni, dont on célèbre la vertu, la bienfaisance et la beauté. Elle mourut en 1855 4.

1 C’est ce que dit son épitaphe : Detisalvo Neronis F. equiti Floren. viro integerr. qui domi forisq. multa pro \ rep. optime gessit patriae libertatem vehementer amavit démuni inter fortunae \ procédas summa cum laucle vixit ann. LXXX1 mens. VI dies XII filii unanimes \ patri pientiss. cic B. M. pos. Obiit anno Christi MCCCCLXXXII. 1111 kl. aug. - Il AON EAOC IIA \ TR IA OI \ AAAA TH IIAZA \ TA 10 Z.

2 Son épitaphe est bien comprise : Indolis egregiae jacet \ hic Detisalvus alter \ intempestica morte | secutus avufn.

3 L’épitaphe est un peu naïve: Lactantius Roncionius pu \ tricius pisanus cib Antonio \ pâtre mortalem se genitum I sentiens sepulchrum hoc | sibi vivens posterisq suis \ fieri curavit. Anno Crx ( Christi ) | M. D. L. V.

* A Q | Agathae Pieroniae | uxori Vincentii Gentili | H. F. animo pio forti prudenti \ habitu procero et decoro \ omnibus charissimae | quae in summo aetatis et virium | flore sensim elanguescens rep. \ des. XII kal. jan. anno MDCCCLV \ sui cum lacr. pp.

Arrêtons-nous un peu plus longuement devant le tombeau de Virginia Pucci, situé entre la petite porte de droite et la chapelle du baptistère.

C’est un buste sculpté en marbre, vu de face dans un ovale profond formant un médaillon que soutiennent deux “ putti „ assis et pleurants : le tout encadré entre deux belles cariatides drapées à l'antique et terminées par une gaine, à la façon des dieux termes. Celles-ci supportent un fronton arqué avec les armoiries au centre que soulèvent deux “ putti „ couchés dans le tympan. On attribue le monument à Nicolas Cordier. Le buste est très vrai, et sans préoccupations d'irréel et de factice. Au-dessous on lit l’épitaphe qui nous apprend que Virginia Pucci fut une femme “de premier ordre et vraiment de choix „ , et qu'elle mourut en 1568, à l’âge de 27 ans i.

§ 2. — La chapelle des fonts baptismaux.

Elle est au bas de la nef latérale de droite.

On doit la construction de cet édicule à une dame Maria Trapezunzia, qui y fut ensevelie vers 1506. Il fut restauré en 1671 par Mgr Ohini et le cardinal Scipion Borghese. Il resta d’abord pleinement ouvert sur la nef : on le ferma ensuite par une grille, à raison d’un scandale qui s’y commit un jour.

Il servait alors de “ presepio „ ou de chapelle de la Crèche.

Ces “ presepî „ ou crèches perpétuelles, par lesquelles on a si souvent et si fâcheusement encombré et gâté les églises, comporte toutefois une grande pensée, celle de rappeler aux chrétiens le fait principal de l’histoire, la naissance du Sauveur,

1 D. O. M | Virginiae Pucciae Floren. foeminae | primariae lectissimaeq. Jo. Franciscus Rodulphius conjugi \ carissimae moerens p. c. | Vixit ann. XXV 11 mens. VII | obiit XII11 kal. jan. \ MDLXV1II.

Page 1