‹ L'Église de Lyon pendant la RévolutionChapitre 136 sur 191 · I . Collection de M . Gazier · texte numérisé non relu

I . Collection de M . Gazier

Le PRESBYTERE CONSTITUTIONNEL DE LYON 319

condamnée, mais comme à une chose inutile qui sert d'achoppement à la réunion ' . »

Grégoire, lui, ne voulait à aucun prix l'union avec les prêtres insermentés. Il dut être fort étonné en voyant que Charrier de la Roche semblait chercher son chemin de Damas, et il se promit de tenir en observation un collègue qui envisageait le retour à l'Église romaine avec une pareille sérénité.

Suivant sa tactique ordinaire, il ne répondra rien. Dans la lettre du 6 novembre aux Réunis, Charrier se plaindra de l'éternelle inexactitude de Grégoire à répondre, et de sa négligence à traiter certaines questions importantes \

Quoi qu'il en soit, pratiquement Charrier de la Roche donne tout son appui au Presbytère schismatique de Lyon. Le 6 novembre, il fait part à Grégoire et aux Réunis du résultat de ses efforts. Durant un séjour de quinzaine à Lyon, il a assisté deux fois à l'assemblée du Presbytère et a conféré avec ses membres sur « tous les besoins de la religion catholique », notamment le rétablissement du culte et la restitution des églises. Il a fait avec eux des démarches auprès du Corps administratif pour obtenir et accélérer cette restitution. Tout est à peu près disposé pour le cérémonial du jour où l'ouverture des égUses se fera solennellement. Les églises sont dans un état de délabrement déplorable, et l'immensité des frais de leurs réparations en tout genre ne peut qu'en retarder indéfiniment l'exécution. En attendant, on fera de son mieux. Puisse la ferveur suppléer à la pauvreté des temples matériels ! Charrier de la Roche annonce que le Presbytère constitutionnel a écrit au prétendu Conseil de M. de Marbeuf « lequel se conduit avec beaucoup de hauteur, attrape de temps à autre des rétractations humiliantes, impose des pénitences, et domine dans tout le diocèse. )) Il s'agissait de l'inviter à une réunion fraternelle. Le Conseil répondit « en promettant ses bons offices auprès du Marbeuf, si on veut le reconnaître et rétracter le serment > ».

On devine jusqu'à quel point l'ex-évêque de Rouen fut piqué au

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