I. Collection de M. Gazicr
désignation de l'église dont il est fait élection pour exercer le culte. Ont choisi l'église Saint-Just : Lemontey, Gobert, Hodieu, Girardot, Crespe, Delorme, Perenin, Renaud, Barrot. Dans l'église Saint- Polycarpe exerceront : Guillaume Paré, Marie, et Philibert Fahy. Charrier de la Roche, porté sur cette liste, n'a pas désigné d'église : il réside dans la maison du citoyen Hodieu '.
La réouverture des premières églises nécessita de nombreuses démarches. Charrier de la Roche et le Presbytère, dès novembre 1795, avaient déposé une pétition entre les mains du Corps administratif. Malheureusement leur ambition ne sut pas se borner : ils voulaient la cathédrale Saint-Jean pour l'exercice du culte. La Municipalité refuse disant qu'elle a besoin d'être autorisée par le département à vendre les boiseries qui se trouvent encore dans l'église. A une demande de concession des bancs de la cathédrale, on oppose un nouveau refus formel. Marie écrit à Paris une lettre découragée : « Jamais, dit-il, le culte ne s'organisera dans cette ville » (5 nov.) ^
Le même, dix jours plus tard, annonce que les constitutionnels sont en possession d'une église à Lyon, celle de Saint-Just. C'est une des moins dévastées; mais elle est peu commode, vu la nécessité de monter. « Aujourd'hui, dimanche, dit-il, l'ouverture en a été faite : le citoyen Gobert, membre du Presbytère, a donné un discours analogue à la cérémonie. On doit au zèle du citoyen Girardot, également membre du Presbytère, le rétablissement du culte; on allègue toujours, pour refuser la cathédrale, la vente des boiseries ^ Le 19 pluviôse (7 février 1796), Marie parle de trois églises rouvertes au culte : Saint-Just, Saint-Polycarpe et Saint-Paul. Le lendemain, il mande que quatre-vingts communes ont repris le culte constitutionnel +.
Pendant que le Presbytère de Lyon s'efforçait de redonner vie à un corps plus qu'agonisant, le Conseil de M. de Marbeuf se réjouissait des fruits de salut et de régénération que produisait l'œuvre des