I. Hôtel de ville, P
LE COUP d'État du i8 fructidor 343
Une pensée chère aux constitutionnels fut la division du diocèse de Lyon. Marie ne s'en montre pas partisan. « Le diocèse a, dit-il, six cent cinquante-quatre paroisses ; si on séparait le Forez, il serait réduit cà deux cent soixante-deux paroisses seulement. » (13 mai 1797) ^
Grégoire travaillait toujours « à remettre à flot le vaisseau constitutionnel désemparé ».
Les Réunis avaient convoqué, pour 1797, un concile national, qui devait voter la constitution nouvelle de l'Eglise gallicane, et pourvoir aux évèchés vacants en indiquant un nouveau mode d'élection. Le concile se tint à Paris, et eut une durée de trois mois (15 août-i2 novembre). Vingt évêques constitutionnels y assistèrent, onze autres se firent représenter, cinquante-neuf prêtres y siégèrent comme délégués des presbytères ou églises veuves.
Sur le refus énergique de Charrier de la Roche, lequel, depuis le 14 mai 1797, avait écrit au Pape pour lui faire sa soumission et lui déclarer qu'il attendait ses ordres, le Presbytère de Lyon avait député au concile le citoyen Perrin, vieillard presque octogénaire, curé de Saint-Just-en-Bas. Les votes des archiprêtres s'étaient portés sur son nom. Une 'lettre de Marie (6 août) apprend que le député, tant à cause de son grand âge que du peu de ressources dont il disposait, refusait obstinément de partir. Le conseil métropolitain en fut réduit à prier Grégoire de trouver « quelque digne ecclésiastique de Paris qui consentît à prendre les intérêts du diocèse de Lyon ^ ». Marie accuse, dans cette même lettre, un total de deux cents églises organisées et soumises aux lois. Ce chiffre global semble avoir été quelque peu arrondi pour mettre en valeur l'église constitutionnelle de Lyon : il ne le faut accepter qu'avec de grandes réserves.