‹ L'Église de Lyon pendant la RévolutionChapitre 59 sur 191 · I. Archives de l'Hôtel de Ville. P · texte numérisé non relu

I. Archives de l'Hôtel de Ville. P

l'église de LYON ET LE SERMENT IO5

n'ayant jamais pris possession de son siège et ne s'étant montré en aucune manière à son troupeau pour être, par lui, avoué et reconnu comme pasteur. « Le bon pasteur, dit J.-C. dans son Evangile, se sacrifie pour son troupeau; il ne l'abandonne aucunement; s'il agit autrement, s'il s'éloigne, il n'est qu'un mercenaire, il n'est point pasteur ».

« 4° Parce que, quand même M. de Marbeuf aurait été évêque de Lyon et pasteur, il est dégradé et déposé par le fait de son éloignement et de sa trop longue absence. La discipline du concile général de Constance a été adoptée par toute l'Eglise et n'a jamais été révoquée : « Nous statuons, disent les Pères de ce concile, qu'un évêque qui aura été six mois hors de son diocèse, soit privé de la totalité de ses revenus; que s'il est deux ans sans y revenir, il soit dégradé, et un autre institué à sa place.

« j'' Attendu que l'Assemblée nationale a elle même protégé ces règles saintes et ordonné l'élection d'un véritable pasteur, que ce pasteur vertueux, citoyen et patriote, n'est point M. de Marbeuf, que nous ne reconnaissons pour évêque que M. Lamourette, élu canoniquement dans cette métropole. »

D'après ces considérations, et après avoir mûrement délibéré, les Supérieur, Directeur et Professeurs du séminaire de Saint-Irénée publient « qu'ils continueront de prêcher la parole de Dieu, ainsi qu'ils l'ont annoncé ; qu'ils continueront de remplir toutes les fonctions de leur ministère dans l'enceinte du séminaire et ailleurs, se déclarant opposants à l'Ordonnance du 20 février de M. de Marbeuf se disant l'archevêque de Lyon, primat des Gaules, laquelle leur a été remise le 21 mars, à 9 h. du soir. — Lyon, le 22 mars 1791 ». La pièce est signée des deux Jolyclerc, de MM. Baar, Brun, Myard et Bussod '.

Il eût suffi d'un élève de théologie, ou même simplement d'un jeune philosophe épelant sa Logique, pour anéantir les considérants des doctes professeurs.

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